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Des chercheurs parviennent à modifier génétiquement un embryon humain

REPLAY - Aux États-Unis, des chercheurs ont réussi pour la première fois à corriger des gênes défectueux d'un embryon, grâce à une technologie controversée.

Une double hélice d'ADN (illustration)
Une double hélice d'ADN (illustration)
Crédit : HO / AFP
Des chercheurs parviennent à modifier génétiquement un embryon humain
00:05:28
L'invité de RTL Soir du 03/08/2017
00:05:36
Océane Blanchard

Des scientifiques de l'Université des sciences et de la santé d'Oregon ont réussi à modifier des gênes défectueux sur un embryon : c'est une première aux États-Unis, et la première fois au monde que l'expérience est concluante.

Les résultats, publiés dans la revue MIT Technologie Review, font état d'une expérience menée sur des embryons atteints d'une déficience cardiaque héréditaire. La majorité des embryons, après usage de la technique d'édition génétique CRISPR, ne présente plus de déficiences

Cette technique, qui existe depuis 2012, agit comme des ciseaux moléculaires : très précise, elle "remplace" les parties déficientes de l'ADN par des éléments sains. Le résultat a été concluant : 72% des embryons (42 sur 58) ont ainsi été corrigés alors que ce taux aurait été de 50% sans ces fameux ciseaux génétiques (naturellement, les embryons auraient eu une chance sur deux d'hériter d'un gène sain). 

"Ces outils peuvent encore être améliorés pour atteindre un taux de réussite de 90 voire 100%", a prédit un des auteurs de l'étude, Shoukhrat Mitalipov. L'expérience avait déjà été réalisée en Chine une première fois, mais les résultats avaient été mitigés.

Une révolution qui suscite des inquiétudes

Mais cette manipulation génétique, si elle permet d'empêcher le développement de maladies, pose également une question éthique. Modifier des gênes permettrait d'influencer sur le développement physique des futurs bébés. 

Pour éviter toutes dérives, les scientifiques de l'université de l'Oregon qui ont réalisé l'expérience n'ont pas laissé les embryons se développer plus de quelques jours, et n'ont pas envisagé de les implanter dans des utérus. 

Les risques de ces avancées scientifiques avaient été pointés en décembre 2015 par un groupe international de scientifiques à Washington. Ils estiment qu'il serait "irresponsable" d'utiliser cette technologie tant que des problèmes de sûreté et d'efficacité n'ont pas été résolus, et qu'un cadre éthique n'a pas été strictement défini.

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