2 min de lecture Éducation nationale

Dédoublement des classes de CP : "Il y a du négatif", dénonce un syndicat enseignant

Une étude du principal syndicat des enseignants du primaire, le SNUIPP-FSU, montre que le dédoublement a été profitable aux élèves, mais pointe aussi les limites du dispositif.

Christophe Pacaud L'invité du Grand Soir Christophe Pacaud
>
Dédoublement des classes de CP : "Il y a du négatif", dénonce un syndicat enseignant Crédit Image : AFP | Crédit Média : Christophe Pacaud,Agnès Bonfillon | Durée : | Date : La page de l'émission
Christophe Pacaud
Christophe Pacaud et Agnès Bonfillon

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron : dédoubler les classes de CP et CE1 en éducation prioritaire, pour réduire les inégalités scolaires entre les élèves. À la rentrée 2017, 2.200 classes de CP ont ainsi été dédoublées en REP + (éducation prioritaire renforcée). À la rentrée 2018, ce sont 3.200 classes de CP et CE1 en REP et CE1 en REP + qui le seront à leur tour.

"Effectivement, c'est positif sur le climat de classe et l'apprentissage. On en conclut que la baisse des effectifs est un levier qui permet la réussite des élèves", explique Françoise Popineau, secrétaire générale du SNUIPP-FSU. "On demande qu'il n'y ait pas plus de 20 élèves dans les classes prioritaires, mais aussi qu'il n'y ai pas plus de 25 élèves dans les autres", poursuit-elle.

"Il y a des nuances à apporter à ce premier constat", souligne la secrétaire générale, à commencer par la problématique des locaux. 

Les postes créés ne sont pas suffisants

Françoise Popineau, secrétaire générale du SNUIPP-FSU
Partager la citation

"Les écoles ne sont pas élastiques, on trouve difficilement cette place en plus, souvent au détriment d'autres classes. Il y aussi une nuance à apporter sur la confiance que l'on porte aux enseignants, à qui on demande de changer leur méthode d'enseignement, alors qu'elles fonctionnent très bien", détaille Françoise Popineau.

À lire aussi
Samuel Paty, enseignant tué le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (illustration) assassinat
Samuel Paty est "mort d’avoir été laissé seul", estime Natacha Polony

Mais pour la secrétaire, le gros point négatif est que le dispositif n'a pas été suffisamment budgété. "Les postes qui ont été créés ne sont pas suffisants pour dédoubler les classes de CP CE1. On manque de postes dans les départements, on regrette la régression du dispositif 'plus de maître' qui permettait de se concentrer sur les élèves en difficulté en co-intervention dans les classes", explique Françoise Popineau.

Enfin, le fait de dédoubler une classe de CP reporte la surpopulation dans les classes supérieures, ce qui est dénoncé par les professeurs qui souhaitent des classes à 25 élèves maximum. "Et même si on réussit cela, on sera tout juste dans la moyenne européenne, on est des mauvais élèves", rappelle la secrétaire générale du SNUIPP-FSU.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Éducation nationale École Société
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants