2 min de lecture Seconde Guerre mondiale

75e anniversaire du Débarquement : Pegasus Bridge le premier lieu pris par les forces alliées

LES LIEUX MYTHIQUES DU DÉBARQUEMENT (2/5) - Pegasus Bridge, sauvé par la voie aérienne.

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Débarquement : Pegasus Bridge le premier lieu pris par les forces alliées Crédit Image : Frédéric Veille | Crédit Média : RTL | Date :
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Frédéric Veille édité par Simon Dujardin

6 juin 1944, les troupes aéroportées britanniques et canadiennes appartenant à la 6th Airborne Division arrivent par les airs au dessus des rives de l’Orne. Il est 0h16, l’assaut débute.

"Les Anglais avaient besoin de prendre deux ponts intacts. Le pont sur le canal qui est devenu Pegasus Bridge et le pont sur l’Orne qui est devenu le pont Horsa. Les hommes qui ont pris les deux ponts sont venus par planeurs, trois planeurs pour chaque pont. Dans chaque planeur il y avait 28 soldats et deux pilotes. En dix minutes les deux ponts ont été pris. À 0h30 c’était réglé", explique Mark Worthington le directeur du Mémorial Pegasus

À cette heure là, René Niepceron (aujourd’hui décédé), était là. Il habitait la première maison à côté du pont, son père était pontier. "Ça faisait bizarre, c’était la première fois qu’on voyait ce genre d’avion, surtout si près du pont. Alors, je suis parti loin en courant, j’ai traversé le pont sans même regarder s’il y avait des Allemands. C’est là que je me suis fait tirer dessus. J’ai entendu des coups de fusil. Une balle m’était destinée, je l’ai entendu passer, bien dans l’alignement, elle a sifflé au dessus de moi. Je me suis dit qu’il était temps de courber l’échine, de courir et de me mettre à l’abri."

C’était infernal parce que il y avait des avions, des tirs

Paulette Corbet
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Paulette Corbet, elle ne courait pas. À la même heure, cette jeune fille du village de Bénouville était dans le château voisin transformé en pensionnat. "Nous sommes descendus avec nos couvertures sur le dos pour nous réfugier dans les sous-sol de la chapelle. C’était infernal parce que il y avait des avions, des tirs. On aurait cru un feu d’artifice tellement ça faisait du bruit. C’était épouvantable. On avait peur, on se demandait vraiment s’il n’allait pas tomber quelque chose. C’est le matin que les surveillantes nous ont dit que c’était le débarquement."

Un débarquement par les airs, une réussite que Salvator Bellomo le maire actuel de Bénouville ne cesse de rappeler aux générations futures. "Nous avons une obligation de commémorer les anciens parce qu’ils se sont battus pour nous. Tous ces hommes et ces femmes ont donné leur vie pour libérer l’Europe et pour libérer la France. Il faut rappeler cela à la jeunesse d’aujourd’hui, que la paix et la liberté c’est un combat de tous les jours."

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