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"Dans l'incertitude de ce qu'ils vont retrouver après" : à Biscarrosse, une cellule psychologique pour aider les évacués qui ont tout perdu avec l'incendie

Environ 8.000 personnes ont pu regagner leur domicile à Biscarrosse dimanche 26 juillet alors que la situation s'améliore du côté de l'incendie. Mais pour les évacués pouvant retourner chez eux, le traumatisme est grand.

Un magasin brûlé à Biscarrossse le 24 juillet 2026.

Crédit : ROMAIN PERROCHEAU / AFP

Incendie dans les Landes : à Biscarrosse, une cellule psychologique gratuite pour les évacués

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Une évacuation traumatisante. Dans les Landes, 8.000 personnes ont pu regagner leur domicile dimanche 26 juillet après avoir été évacué en raison de l'incendie qui a ravagé les alentours de Biscarrosse. La situation tend à s'améliorer dans le département même si 3.600 hectares ont été parcourus par les flammes et 198 bâtiments détruits. En tout, 30.000 personnes ont été évacuées, parfois en pleine nuit.

Pour les aider à traverser ce traumatisme, des cellules psychologiques gratuites ont été mises en place. Depuis dimanche, celle de Biscarosse a accueilli plus d'une vingtaine de personnes traumatisées par l'incendie. 

"C'est toujours la même chose, c'est le contexte de stress aigu. L'idée c'est d'accueillir des gens quand ils viennent de connaître un stress important", explique à RTL Jean-Yves Beaumont, infirmier et responsable de la cellule.

"On n'a plus rien"

Les profils des patients varient, tout comme les symptômes qu'ils présentent. "Il y a des gens qui étaient au domicile, qui ont été évacués en urgence, qui ont laissé leur maison, qui ont laissé leur bien et qui ont été évacués. On rencontre ces gens-là qui sont dans l'incertitude de ce qu'ils vont retrouver après. C'est du trauma aigu, c'est quelque chose qu'on connaît", continue-t-il. 

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Dans ce centre, Émilie est psychologue et rappelle l'importance de parler dans ces moments difficiles à des professionnels. "Déjà, on est extérieur à la situation, donc on a une certaine disponibilité qu'on ne peut pas avoir quand on est touché et concerné par la situation. Et l'objectif étant d'accueillir sans juger ce qui se passe. Et déjà, c'est important de pouvoir poser des mots sur les ressentis, sur le vécu", assure-t-elle. 

Car pour beaucoup d'habitants, la situation a été traumatisante. Solange a raconté avec émotion avoir perdu sa maison, située dans le quartier d'En Bonnet, une zone particulièrement touchée par l'incendie. "C'est irréel. Irréel. On est anéanti, on est vide. Il n'y a pas de mots". Hébergée chez son fils à Biganos après plusieurs évacuations, elle explique être revenue à Biscarrosse sans savoir vraiment où aller


Dans sa maison, Solange vivait depuis 25 ans. "Mes enfants ont grandi là, ils ont fait leur adolescence. Et puis tous ces souvenirs familiaux qui s'en vont". Elle résume en quelques mots l'ampleur de la perte : "On n'a plus rien. Rien".

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