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"Je me suis peut-être un peu énervé..." : le père de famille qui a menacé une enseignante de décapitation condamné à 6 mois de prison ferme

Un père de famille a été condamné à six mois de prison ferme pour avoir menacé une institutrice au Fauga, près de Toulouse. Convoqué quelques jours plus tôt par la direction de l'école de son enfant, il avait notamment menacé de "couper la tête" à une professeure des écoles.

Le symbole de la justice, une femme les yeux bandés portant une balance de la main gauche et un glaive dans la main droite.

Crédit : INA FASSBENDER / AFP

"Je me suis peut-être un peu énervé" : le père qui a menacé une enseignante près de Toulouse s'explique face à la justice

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AFP & Patrick Tejero

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Un père de famille a comparu devant la justice ce jeudi 10 septembre après avoir menacé une institutrice au Fauga, près de Toulouse. Quelques jours plus tôt, le 4 septembre, il avait été convoqué par la direction de l'établissement fréquenté par son enfant. C'est à l'issue de cet entretien qu'il a proféré de violentes menaces contre une professeure des écoles, menaçant notamment de lui "couper la tête". 

À l'audience, le juge a d'emblée souligné la portée de ces menaces : "Ce sont des mots d'une extrême gravité quand on s'adresse à une enseignante aujourd'hui en France", déclare-t-il en faisant référence au drame de Samuel Paty. Face au tribunal, le prévenu fait le dos rond, mais il a répété ces mots trois fois selon les témoins. D'abord sur le parking de l'école, en fin de journée, il est 16h30, il interpelle l'institutrice : "C'est toi qui terrorise mon fils en le traitant de caïd ?" lui a-t-il lancé. 

Une punition à l'école à l'origine de la colère du père

L'enfant, âgé de 9 ans, avait été envoyé dans la classe de cette enseignante après s'être montré désagréable dans sa propre classe. Il s'agissait d'une punition. D'après les éléments rappelés à l'audience, l'élève avait continué à sourire et à se moquer de l'enseignante. Son attitude avait alors été jugée totalement inadéquate par l'enseignante, qui lui avait reproché de se comporter comme "un petit caïd". C'est ce mot qui semble avoir déclenché la colère du père.

Celui-ci s'emporte alors contre l'institutrice : "Si tu étais un homme, je te couperais la tête", déclare-t-il. Le juge insiste sur ses paroles : "Vous réalisez la peur que vous provoquez, l'exemple que vous donnez à vos trois enfants ?", le questionne-t-il. "Je me suis peut-être un peu énervé", répond le père. 

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La plaignante, une femme de 58 ans, n'était pas présente à l'audience. Selon son avocat, elle est terrorisée et s'est réfugiée chez son fils. Elle hésite désormais à revenir enseigner. Le père de famille a été condamné à six mois de prison ferme par le tribunal. 

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a indiqué que cette affaire ferait partie des premières applications du décret publié cet été pour mieux protéger les personnels de l'Éducation nationale face aux menaces et aux violences de parents d'élèves. Ce texte, paru fin juillet, prévoit qu'un élève de primaire, de collège ou de lycée puisse être contraint de changer d'établissement si le comportement de l'un de ses parents compromet gravement son bon fonctionnement.

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