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Crack à Paris : "La nuit on est réveillé par des cris, des hurlements", raconte une riveraine

REPORTAGE - À Stalingrad, dans le XIXe arrondissement de Paris, les riverains sont excédés par les nuisances causées par les consommateurs de crack.

Des consommateurs de crack dans le quartier Stalingrad à Paris
Des consommateurs de crack dans le quartier Stalingrad à Paris
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Paris : les riverains du quartier de Stalingrad excédés par les consommateurs de crack
07:17
Paris : les riverains du quartier de Stalingrad excédés par les consommateurs de crack
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Valentin Boissais
Valentin Boissais
Journaliste

Des scènes de guérilla urbaine en plein Paris le week-end dernier et ce samedi soir. À nouveau, des tirs de mortier ont été constatés en plein XIXe arrondissement, dans le quartier de Stalingrad. Ces tirs visaient des consommateurs de crack, installés ici depuis des années. Le problème n’est pas d’hier, mais la tension est montée d’un cran ces derniers jours entre riverains et toxicomanes. RTL est allé à la rencontre de ces habitants et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont excédés. 

Il faut s’imaginer un quartier familial au bord d’un plan d'eau, le bassin de La Villette. L’été, de nombreux Parisiens s’y retrouvent pour l’apéritif ou pour se balader et à proximité, un petit parc pour enfants où des camions de CRS sont postés en journée car à l’intérieur, 150 à 200 consommateurs de crack stationnent. "À 100 m de nous c’est la colline du crack de jour. Là, on voit des seringues, des papiers de cellophane qui enveloppent les galettes de crack", explique Sylvie une riveraine. 

"La nuit on est réveillé toutes les heures quand on n'a pas de chance, toutes les deux heures quand on a de la chance, par des cris, des hurlements des bagarres. Des cris d’une femme qui faisait une overdose, des cris de loup. J’ai envie de pleurer, parce que j’habite dans la capitale de la France et j’ai même pas le droit à dormir", nous dit-elle. 

"C’est une drogue très très puissante"

En s’aventurant dans ce parc, il est possible de discuter avec certains toxicomanes. Ils ont conscience des nuisances mais s'avouent démunis face à leur propre situation. Il n’existe pas vraiment de lieu d’accueil en ce moment. Un consommateur veut en parler, sans domicile il n’a plus qu’un petit sac de plastique en guise de bagages et selon lui, la puissance du crack l’empêche de se déplacer ailleurs. "Vous savez, le monde du crack c’est très complexe. C’est une drogue très très puissante", dit-il.

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Des tirs de mortier ont donc visé en pleine nuit ces toxicomanes ces deux derniers week-ends. Les résidents comme Marie ont créé le collectif de riverains "Action Stalingrad". Selon Marie, ces tensions sont inévitables : "J’ai vraiment assisté à une scène d’une femme qui se faisait frapper en plein milieu de la journée par son dealer. Heureusement il n’y a pas eu de conséquences vitales à ses tirs de mortier parce qu’on sait que dans notre voisinage, il y a des gens qui ont envie d’en arriver à des solutions extrêmes. On n'a pas envie de ça", dit-elle.

Une manifestation des riverains est même envisagée dans les semaines à venir, à proximité du bassin de La Villette.

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