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Coronavirus : pourquoi le gouvernement ne va pas imposer la vaccination

Si l'obligation vaccinale contre le coronavirus est portée par un bon nombre d'opposants politiques au gouvernement, dont le Parti socialiste, cette mesure n'est pas à l'ordre du jour du côté de l'exécutif.

Emmanuel Macron et Jean Castex
Emmanuel Macron et Jean Castex
Crédit : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Romain Giraud

Alors que 6 millions de Français n'ont toujours pas reçu leur première dose de vaccin contre le coronavirus et que le rebond de l'épidémie semble s'accélérer, à tel point de menacer les fêtes de fin d'année, le gouvernement n'entend pas rendre obligatoire la vaccination pour autant : "Qui dit obligation dit contrôle et sanction, donc la faisabilité n’est pas évidente. On sait faire une obligation vaccinale chez les tout-petits. Chez les adultes, c’est plus compliqué", a expliqué Olivier Véran mercredi. 

"Il y a encore 600.000 personnes de plus de 80 ans qui ne sont pas primo-vaccinées. On va leur envoyer les gendarmes si on rend la vaccination obligatoire ?", a lancé ce jeudi le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy sur BFMTV. Cela vaut pour l'ensemble des 6 millions de non-vaccinés. 


Pour de nombreux observateurs, le passe sanitaire mis en place par le gouvernement cette année est déjà une forme d'obligation vaccinale pour ne pas être mis à l'écart de la société. Si de nombreux pays, notamment en Europe comme l'Autriche, la Grèce ou encore plus récemment l'Allemagne, ont décidé d'imposer le vaccin en raison de la flambée de l'épidémie, "il n'y aura pas de projet de loi" en ce sens, selon les dires du Premier ministre Jean Castex à Patrick Kanner, fervent militant de l'obligation vaccinale. 

Invité de RTL Midi mercredi, le sénateur socialiste pense que le gouvernement "fait passer la santé des Français au second plan face à des préoccupations qui n'ont rien à voir", laissant entendre que l'exécutif ne veut pas perdre des suffrages en vue de l'élection présidentielle d'avril 2022. 

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Une théorie que ne partage pas Olivier Bost, éditorialiste politique RTL :"Le vaccin obligatoire est très majoritaire dans l’opinion. Quand vous vous êtes fait piquer, vous voulez que les autres le fassent aussi. Mais Emmanuel Macron s’en tient pour l’instant à sa ligne : incitation et pédagogie. Jusqu’à ce que ça change", souligne-t-il. 

Un taux de vaccination supérieur en France

Ce qui différencie aussi la France des pays qui obligent la vaccination, c'est le taux de vaccinés dans la population. Le futur chancelier allemand, Olaf Scholz, favorable aux mesures prises en Allemagne, a bien cerné les causes de la flambée de l'épidémie dans son pays : "On ne peut pas regarder sans rien faire, et nous connaissons la cause de la 5ème vague : si notre taux de vaccination était plus haut, la situation aurait été différente et c'est pour cela qu'on va s'en occuper", a-t-il affirmé mercredi. 

Il faut dire que l'Allemagne compte près de 68 % de vaccinés dans sa population, un taux de couverture nettement inférieur à celui d’autres pays comme la France, l’Espagne ou le Portugal. De plus, seul 10 % de la population a reçu une dose de rappel. C'est encore pire pour l'Autriche qui n'a que 66,1% de vaccinés. L'heure est donc aux mesures fortes pour enrayer le virus. Des mesures que la France peut se permettre de ne pas encore prendre puisque près de 77% des Français sont intégralement vaccinés. 

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