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Coronavirus : le risque pandémique est "par nature inassurable", dit Florence Lustman

INVITÉE RTL- La présidente de la Fédération Française de l’Assurance assure que "ce risque touche tout le monde en même temps et est donc par nature inassurable" et d'ailleurs "inassuré dans tous les pays au monde".

Yves Calvi 6 Minutes pour Trancher Yves Calvi
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Coronavirus : le risque pandémique est "par nature inassurable", dit Florence Lustman Crédit Image : JACQUES DEMARTHON / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Yves Calvi édité par Sarah Ugolini

Le secteur des assurances a fait l'objet de nombreuses critiques depuis le début de l'épidémie de coronavirus. Lors de son allocution télévisée du lundi 13 janvier, "Emmanuel Macron a assuré que "les assurances doivent être au rendez-vous de cette mobilisation économique" et qu'il y serait "attentif".

Florence Lustman, présidente de la Fédération Française de l’Assurance, qui représente 260 compagnies d'assurance et de réassurance dans le pays, regrette que les assureurs soient perçus comme absents pendant la crise sanitaire, "alors que nous sommes au plus près du terrain depuis le début de cette crise".

"Nous avons mis en place des cellules psychologiques pour remonter tous les problèmes que connaissent nos assurés. On a tous autour de nous des victimes de ce virus", assure-t-elle. Elle estime que les assureurs se sont avant tous mobilisés pour les "personnes les plus touchées par ce virus".

Si tout le monde a un sinistre au même moment, la mutualisation ne fonctionne pas

Florence Lustman, présidente de la Fédération Française de l’Assurance.
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Mais en pratique, les garanties des assurances excluent-elles aujourd'hui le risque pandémique dans les contrats ? "Dans la plupart des contrats oui, et pour une raison extrêmement simple : parce que ce risque touche tout le monde en même temps et est donc par nature inassurable", explique la représentante des assureurs en France. Elle ajoute qu'il est d'ailleurs "inassuré dans tous les pays au monde". Florence Lustman explique que "si tout le monde a un sinistre au même moment, la mutualisation ne fonctionne pas" et donc que "la pandémie, ça n'est pas assurable".

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Les sommes en jeu sont pourtant faramineuses. Une catastrophe naturelle ou les dégâts d'incendies coûtent un à deux milliards, or avec le coronavirus, on avoisinerait les 60 milliards d'euros engagés. "Des sommes qui sont hors de portée du secteur privé", pour la présidente de l'Assurance française qui assure s'être mobilisée.

"Au total, on en a pour plus de 3 milliards pour aider ces professionnels par des reports de primes et l'alimentation du fonds de solidarité créé par l'État à hauteur de 400 millions d'euros", détaille Florence Lutsman. Elle précise que l'assurance est "le secteur économique à contribuer directement à ce fonds".

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