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Coronavirus en France : avec le confinement, la pollution a-t-elle diminué ?

Alors que le confinement a fait baisser la pollution atmosphérique en Italie et en Chine, ce phénomène n'a pas encore été constaté en France, même si la qualité de l'air s'est améliorée.

Un épisode de pollution à l'ozone en Île-de-France (photo d'illustration).
Un épisode de pollution à l'ozone en Île-de-France (photo d'illustration). Crédit : PHILIPPE LOPEZ / AFP
Marie Gingault

En raison du ralentissement des activités industrielles, de l'arrêt de la circulation ou de la rareté des transports, on pourrait penser qu'en France aussi le confinement a fait baisser la pollution atmosphérique. Cependant, ce phénomène déjà remarqué en Italie ou en Chine, n'a pour l'heure pas été constaté dans l'hexagone. 

Si l'on ne peut pas encore parler d'une baisse de la pollution atmosphérique à proprement parler en France, on peut tout de même souligner la meilleure qualité de l'air, constatée par AirParif en Île-de-France. Si au début du confinement un pic de pollution s'était fait remarquer, "la qualité de l'air s'est déjà améliorée vendredi (20 mars)", a souligné Karine Léger, directrice d'Airparif sur Europe 1.

Airparif est en train de réaliser une évaluation "pour chiffrer l'impact du confinement sur la pollution atmosphérique". En effet, bien que "la pollution le long du trafic autoroutier baisse", la pollution atmosphérique n'a pas encore diminué, et cela s'expliquerait par les conditions météorologiques.

Indice citeair pour le mois de mars 2020 en Île-de-France
Indice citeair pour le mois de mars 2020 en Île-de-France Crédit : AirParif

Une météo peut compatissante

En effet, le pic de pollution repéré lors de la première semaine de confinement serait dû à la météo. Il s'agirait plus exactement d'un épisode de "pollution printanière", selon les explications fournies par Airparif en fin de semaine. Cet épisode serait totalement indépendant de l'activité humaine. "Nous avons des circonstances météorologiques un peu particulières qui conduisent tous les ans à une augmentation de la pollution due aux oxydes d'azote provenant plutôt du chauffage et de l'agriculture", explique Karine Léger sur Europe 1.

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Si Véronique Ghersis, ingénieure prévisionniste chez Airparif, avait mis en cause le manque de vent, elle avait aussi annoncé que le week-end allait inverser la tendance, et c'est ce qui s'est produit. Comme le souligne Le Parisien, 68 microgrammes de particules fines (PM10) par m3 d'air étaient enregistrés vendredi 20 mars, contre 16 le lendemain. L'épisode venteux qui est passé sur le bassin parisien a divisé par quatre la pollution en particules fines en 24h. Le dernier relevé du 22 mars est d'un niveau inférieur de trois points à la moyenne annuelle qui est de 21 microgrammes par m3 d'air pour les années 2016, 2107 et 2018. 
Concernant le dioxyde d'azote lui aussi a baissé. Cela découle de l'absence des véhicules dans la capitale. Cette première semaine de confinement s'est accompagnée d'une baisse de 37 points du dioxyde d'azote. Le 18 mars étaient recensés 45 microgrammes par m3 d'air, tandis que 8 microgrammes l'étaient le 22 mars 2020. Ce relevé est 26 points en-dessous de la moyenne annuelle pointée par Airparif.

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