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Conférence des évêques : un membre de la commission Sauvé demande une prise position "claire"

INVITÉ - Dès ce mardi 2 novembre, la conférence des Évêques se réunit à Lourdes. Pour l'occasion, Antoine Garapon, magistrat et membre de la commission Sauvé était sur RTL.

Un prêtre célèbre un office religieux (illustration)
Un prêtre célèbre un office religieux (illustration)
Crédit : Ye Aung THU / AFP
La Conférence des Evêques de France réunie à Lourdes
06:14
La Conférence des Evêques de France réunie à Lourdes
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Yves Calvi & Charlotte Diry

La conférence des Évêques débute à Lourdes ce mardi 2 novembre, et ce, pour une durée d'une semaine. De nombreuses discussions sont au programme, notamment sur le rapport Sauvé, qui concerne la pédocriminalité au sein de l'Église. Antoine Garapon, magistrat et membre de la commission Sauvé, était l'invité de RTL. 

120 évêques vont siéger un mois après la remise du rapport Sauvé qui avait recensé au moins 216.000 victimes depuis les années 50 et près de 3.000 prédateurs impliqués au sein de l'Église. Cette réunion devra donc répondre à certaines attentes et offrir une "position claire" selon Antoine Garapon. 

"Pendant un mois, ça a pas mal tangué, souligne-t-il. C'est peut-être une période incompressible de tâtonnement, d'hésitation et sidération aussi". Antoine Garapon veut que cette conférence débouche sur une prise de position sur la "responsabilité" des dirigeants religieux. "Pour l'instant, ils sont sur un discours charitable, mais pas coupable, c'est-à-dire 'on veut bien un devoir de secours mais on ne se reconnaît pas en dette à l'égard des victimes'", explique-t-il, comme si c'était "un don mais pas un dû.".

Pour le membre de la commission Sauvé, trois mesures sont attendues : "des mesures de réparation, c'est l'urgence", "des mesures de prévention, une meilleure organisation, mais ce travail était déjà en cours depuis plusieurs années dans l'Église" et "une transformation de fond". "Ce qui est très frappant, ce qui nous a beaucoup frappés à la Ciase (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église), c'est l'absence d'indignation morale devant des faits aussi graves", conclut-il.

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