1 min de lecture Discriminations

"Client alcoolique", "de confession juive" : Boulanger épinglé pour des "commentaires excessifs" sur ses clients

Alertée par une plainte, la CNIL a relevé pas moins de 5.828 commentaires désobligeants sur les fiches clients de Boulanger.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL)
La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

"Pas interdit dans la mesure où il permet le suivi des dossiers clients" explique la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), le recours à des commentaires doit néanmoins rester "objectif". L'objectivité, Boulanger en a clairement manqué en renseignant ses fichiers clients, où l'on pouvait lire des commentaires du type "n'a pas de cerveau", "client alcoolique", "de confession juive"... Un comportement qui a valu à la société d'électroménagers d'être épinglée par le gendarme de l'informatique français pour ses "commentaires excessifs".

Alertée par une plainte, la CNIL a effectué en février un contrôle dans un des magasins de la société spécialisée dans l'électroménager et le multimédia, ainsi que des constatations en ligne sur le site internet de l'enseigne. Les enquêteurs ont notamment relevé pas moins de 5.828 commentaires sur des clients qualifiés de "non-pertinents" comme: "Client chiant, très con, n'a pas de cerveau, grosse connasse qui se croit tout permis, casse-couilles, folle, fort accent africain, problème cardiaque"...

Les zones de commentaires libres "doivent surtout ne pas porter atteinte à l'image de la personne", souligne la CNIL pour qui il revient à l'entreprise de "prendre toutes les mesures pour que ses salariés respectent effectivement ces règles".

Le dépôt de cookies également pointé

Sur le site internet, la CNIL a par ailleurs relevé le dépôt de cookies (fichiers informatiques de traçage) à finalité publicitaire dès l'arrivée sur la page d'accueil, ainsi que la conservation des données enregistrées dans certains de ces cookies pendant des durées pouvant aller jusqu'à 15 ans.

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La CNIL relève "un manquement à l'obligation d'informer et d'obtenir l'accord préalable des personnes concernées". Elle précise cependant que sa mise en demeure a une valeur d'exemple et qu'aucune suite ne sera donnée si la société se conforme à la loi dans un délai de trois mois. Dans le cas contraire, une autre procédure sera lancée qui pourra elle aboutir à une sanction.

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