2 min de lecture Présidentielle 2017

"Cabinet noir" dénoncé par Fillon : "Il y a un côté burlesque", dit Alain Duhamel

DÉBAT- Alain Duhamel et Éric Zemmour reviennent sur les propos du candidat de la droite, qui accusent notamment François Hollande d'être à l'origine des fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires.

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"Cabinet noir" dénoncé par Fillon : "Il y a un côté burlesque", dit Alain Duhamel Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Eric Zemmour
Éric Zemmour et Alain Duhamel

Les accusations sont graves. "Scandale d'État", "cabinet noir", François Fillon n'a pas ménagé François Hollande lors de son passage dans L'émission politique sur France 2, jeudi 23 mars. Le candidat de la droite a en effet mis directement en cause le président de la République, qui selon lui organiserait les fuites dans la presse sur ses affaires judiciaires, via un "cabinet noir". Mais ce genre de structure peut-elle vraiment exister au sein de l'Élysée ? 

Pour Alain Duhamel, "c'est une ruse habituelle". "On parle d'un cabinet noir à chaque élection. On reprochait la même chose à Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, François Mitterand et Charles de Gaulle qui lui pour le coup en avait un. Et quand on est en mauvaise position et qu'on est à un mois du premier tour, c'est plus facile de dire 'il y a un cabinet noir'", estime l'éditorialiste. Mais cela reste pour lui "une accusation très grave, cela voudrait dire que la campagne est complètement truquée". 

Mais "encore faut-il apporter des preuves et pas seulement des allégations", poursuit Alain Duhamel, qui souligne le côté "burlesque" de ces accusations. "François Fillon s'est plaint du Canard enchaîné pendant des semaines, et là il utilise un document écrit par des journalistes de l'hebdomadaire satirique", relève l'éditorialiste. Il fait référence à l'ouvrage sur lequel s'est appuyé le candidatBienvenue Place Beauveau... Les secrets inavouables d'un quinquennat, qui n'est pas encore paru. 

Zemmour dénonce "une prise en otage" de la campagne par les médias et les juges

"Oui on en parle à chaque élection, et c'est une contre-attaque prévisible de dire que c'est l'Élysée qui manipule, mais ce n'est pas parce que c'est attendu que c'est faux", répond Éric Zemmour. "Ce n'est pas seulement l'Élysée, il n'y a qu'à voir les membres du parquet national, qui sont pour la plupart de gauche, une dame a d'ailleurs fait partie du cabinet de François Hollande. Il y a manifestement des accointances pour ne pas dire pire entre des gens qui pensent la même chose et qui agissent dans le sens des mêmes intérêts", indique l'éditorialiste, qui poursuit. "Il y a en France une offensive de magistrats alliés aux médias pour prendre une sorte de pouvoir dans la république. Il y a une volonté d'arracher le pouvoir aux politiques". 

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L'éditorialiste juge par ailleurs "scandaleux" qu'en pleine campagne présidentielle "on accélère une procédure judiciaire contre un candidat à l'élection". "Il y a une prise en otage de la présidentielle et de l'élection populaire par les juges et les médias", tranche Éric Zemmour. 

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