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"Un esprit dérangé" : Anthony Delon porte plainte pour dénonciation calomnieuse contre son frère Alain Fabien dans l'affaire du chien tué par balles

Sur Instagram, Anthony Delon est revenu sur les accusations de son jeune frère concernant un chien abattu à Douchy. Il décrit un propriétaire d'animal inconséquent et des animaux hors de contrôle.

Anthony Delon et Alain Fabien Delon, fils de l'icône du cinéma français, lors des funérailles de leur père le 24 août 2024.

Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP

Aymeric Parthonnaud

Un tout autre récit se dessine. Ce vendredi 17 avril 2026, c'est au tour d'Anthony Delon de prendre la plume sur Instagram et de donner sa version des faits quant à la vie et la mort du chien de son frère Alain Fabien, Obba, qui a été abattu sur la propriété familiale de Douchy en 2024.

Après les déclarations d'Alain Fabien qui a accusé son aîné d'avoir froidement abattu son animal, Anthony a choisi de raconter les raisons de son geste et a annoncé qu'il déposera plainte. "Le 25 septembre 2024, [Alain Fabien n'a pas ramené] à Douchy une petite chienne gentille et douce récupérée à la SPA pour tenir compagnie à Loubo [le vieux chien qui était le dernier compagnon d'Alain Delon avant son décès], mais un mâle dominant. Un tueur, un malinois de 5 ans en pleine force de l'âge, raconte Alain Fabien. Obba, dont la particularité est qu'il doit avoir en permanence un objet dans la bouche, sinon il attaque et mord."

Sans jamais citer son prénom, Anthony brosse alors un noir portrait de son frère Alain Fabien. L'acteur de 61 ans décrit un homme superficiel et incapable, selon lui, de prendre ses responsabilités avec les animaux qu'il adopte. "Il [Alain Fabien] va, le temps d'un week-end, faire quelques photos avec le chien pour ses réseaux, puis l'abandonner un mois et demi durant, jusqu'à sa mort, dans un enclos grillagé, seul, de l'autre côté du lac près de notre atelier. II ne l'a jamais revu. Acte indigne, qu'il a renouvelé par la suite avec deux chiots pitbull, récupérés en janvier, deux mois plus tard, à un clochard, et qu'il a cette fois laissé 9 mois pourrir, enfermés seuls, dans le même enclos et dans des conditions d'insalubrité dégradantes. Vraisemblablement pour en faire des tueurs, puisqu'il avait interdit aux employés de laisser quiconque les approcher, sous peine de licenciement".

Et Anthony d'enfoncer le clou : "À Douchy, Dieu merci, personne ne l'écoute, ni même le respecte, les employés connaissent trop bien les chiens pour cela et malgré ses hurlements et ses menaces incessantes, et surtout du fait de son absence durant des mois, ils ont laissé tous ceux qui le désiraient approcher les chiots, du moins le temps des week-ends".

"Un jour on va avoir un accident"

"C'est le régisseur de Douchy qui, la semaine, donne à manger à Obba et la sécurité le week-end, poursuit Anthony Delon. Nous avons bien essayé de le socialiser, mais le chien présentait des attitudes de déséquilibré. Un jour, il mord un employé, une autre fois, attaque la mère de mes filles au ventre, lui arrachant son pull, avant de la mordre à l'avant-bras jusqu'au sang, les crocs plantés dans sa chair, devant Liv ma fille et un agent de sécurité totalement apeuré et désemparé. La semaine suivante, il saute à la gorge du même agent, qui, dans un réflexe, recule la tête et se fait arracher son cache-cou en polaire. Je pense à nos enfants et je préviens. Un jour on va avoir un accident ; peut-être même avec Loubo qui se fait vieux et, même s'il est imposant, est un chien handicapé, avec une broche dans la patte arrière, allant du haut du fémur aux phalanges."

"Le 2 novembre 2024, c'est l'accident. J'ai demandé à la sécurité de tirer à deux reprises, d'abord en l'air, puis à côté, pensant qu'Obba lâcherait. Rien ! Il avait entraîné Loubo à un mètre du bord, dans la vase et les roseaux. 'Comme un crocodile !', dit l'agent de sécurité par la suite. La tête de Loubo était enserrée dans sa gueule, il était en sang, il ne se défendait plus. Obba était en train de le noyer, de le tuer. (...) J'ai choisi notre chien, Loubo, notre famille à tous, ce qui reste de vivant de notre père et du grand-père aussi. Il aurait dû faire preuve de gratitude, comme l'a fait le reste de la famille. Et si Loubo était mort..."

Anthony Delon ne se réjouit pas pour autant de la mort de l'animal. "Naturellement, tout cela est malheureux, cela m'a rendu très triste, mais cet animal n'aurait jamais dû être abandonné dans notre propriété, c'est de l'inconscience. Contrairement à ce qui a été inventé de toutes pièces, Obba a succombé rapidement à ses blessures. Chaque fois que j'y pense ça me fait mal, mais quand je regarde notre chien dans les yeux aujourd'hui, je sais...je sais qu'il sait."

Dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 mars 2026, Alain Fabien Delon avait publié trois posts sur Instagram dans lesquels il accusait son frère Anthony d'avoir fait abattre un animal. Photographies du cadavre d'Obba à l'appui. Alain Fabien écrivait alors: "Trois balles tirées sur un chien, voilà ton courage".

L'acteur de 32 ans racontait que son frère avait demandé à un employé de tuer l'animal avec une arme : "Incapable d’agir, incapable de gérer, tu tends un '38 spécial' à Momo [la personne qui promenait Obba] (bien après la perquisition et saisie des armes par la section de recherches de la gendarmerie d’Orléans) — et tu lâches : Tue-le. Trois balles. Trois balles tirées sur un chien. Voilà ton courage", lâchait-il. 

"J'ai longtemps hésité avant de répondre, écrit en réponse, ce 17 avril, Anthony Delon. Je pense aujourd'hui être obligé malgré tout de me défendre, face aux allégations, somme toute confuses, mais graves, mensongères et calomnieuses d'un esprit dérangé. Malheureusement, la guerre étant devenue sa seule raison de vivre et son seul moyen d'exister, cela ne s'arrêtera pas sans sanctions. Par conséquent, une première plainte pour dénonciation calomnieuse sera déposée dans les prochains jours..."

La plainte de 30 Millions d'Amis

Le 20 mars dernier, la fondation 30 Millions d’Amis a porté plainte contre X "pour sévices graves et actes de cruauté envers un animal", après les accusations d'Alain Fabien Delon envers son frère Anthony. Le principe de légitime défense devra être prouvé", réagit Me Bacquet, l’avocat de la fondation 30 Millions d’Amis, dans un communiqué. "En conséquence de quoi, la fondation 30 Millions d’Amis qui est reconnue d’utilité publique par décret ministériel depuis plus de cinq ans, dépose ainsi plainte contre X, et se constitue d’ores et déjà partie civile", écrit la fondation dans sa plainte auprès du procureur de la République de Montargis, consultée par RTL.

Elle y évoque une "possible qualification pénale des faits, en acte de cruauté". De quoi être passible de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende, selon elle."Au regard de ces faits, la Fondation 30 Millions d’Amis ne peut rester indifférente, justifie cette même source. Ce d’autant plus qu’elle est à l’origine de la reconnaissance dans le code civil, en 2015 du caractère vivant et sensible de l’animal".

Les enfants d'Alain Delon se déchirent par ailleurs autour de sa succession depuis la détérioration de l'état de santé de l'acteur. Anthony et Alain Fabien estimaient que leur père était manipulé par leur sœur Anouchka, qui leur aurait caché son état de santé, et souhaitait le ramener en Suisse pour éviter de payer trop d'impôts sur l'héritage.

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