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Un voyageur interpellé dans une gare parisienne avec 35 pistolets Glock, l'enquête révèle un trafic d'armes

Arrêté gare de Lyon avant de prendre un train pour Perpignan, un ressortissant turc a été contrôlé par les douaniers avec plusieurs armes dans ses bagages. La découverte de dizaines de pistolets Glock, puis d'autres armes à son domicile, a conduit les enquêteurs à explorer la piste d'un trafic d'armes structuré entre la France, la Belgique et l'Espagne.

Un pistolet Glock 19

Crédit : Mustafa Ciftci / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP

Un trafiquant d'armes arrêté gare de Lyon : une trentaine de pistolets Glock retrouvés dans sa valise

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Thomas Prouteau

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Tout commence par un détail qui attire l'attention des douaniers gare de Lyon. Un voyageur, visiblement gêné par le poids de ses sacs à dos, est contrôlé le 24 août dernier avant d'embarquer. Sur lui, les agents découvrent un premier pistolet Glock, non chargé. Des policiers sont alors appelés en renfort pour procéder à une fouille plus approfondie de ses bagages.

Dans ses affaires, les forces de l'ordre mettent alors la main sur 34 pistolets Glock semi-automatiques supplémentaires. Au total, cela porte la saisie à 35 armes. L'homme, qui devait prendre un train pour Perpignan avant de rejoindre l'Espagne, est immédiatement stoppé dans son trajet.

L'enquête se poursuit avec une perquisition au domicile du suspect, un ressortissant turc âgé d'une quarantaine d'années. Les policiers y découvrent encore une dizaine d'armes ainsi que de l'argent liquide.

La découverte d'un trafic organisé

Entendu par la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire parisienne, la BRB, le suspect finit par reconnaître ses liens avec une organisation criminelle. Il admet avoir déjà livré une centaine d'armes pour le compte de ce réseau.

Selon ses déclarations, ces livraisons ont notamment concerné la Belgique et l'Espagne. Les enquêteurs cherchent désormais à remonter la chaîne de commandement. Le réseau serait dirigé par un commanditaire dont le suspect ne connaît que le pseudonyme : "Mamie".

L'exploitation du téléphone portable du suspect ajoute une dimension encore plus inquiétante au dossier. Des messages y évoquent des projets d'exécution. À ce stade, les enquêteurs ne savent pas encore si l'homme arrêté devait lui-même passer à l'acte ou s'il n'était qu'un maillon logistique du réseau. Il a, en tout cas, été mis en examen pour trafic d'armes et association de malfaiteurs puis écroué.

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