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Bruel, Arthur, Bruni… Peoples et anonymes réunis pour réclamer "justice pour Sarah Halimi"

DIAPORAMA - Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées ce dimanche 25 avril, en France, et notamment à Paris. Elles sont venues contester l'absence de procès après le meurtre de Sarah Halimi en 2017.

Carla Bruni-Sarkozy s'adresse ici à la presse, alors que la foule demande justice pour Sarah Halimi.
Carla Bruni-Sarkozy s'adresse ici à la presse, alors que la foule demande justice pour Sarah Halimi.
Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Carla Bruni-Sarkozy s'adresse ici à la presse, alors que la foule demande justice pour Sarah Halimi.
Patrick Bruel a participé à la manifestation place du Trocadéro.
L'animateur Arthur se trouve parmi la foule de manifestants.
Le chanteur Enrico Macias est également présent.
L'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, a également été aperçu.
L'écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy.
La foule était présente en nombre, au Trocadéro, pour demander justice pour Sarah Halimi.
William Attl, le frère de Sarah Halimi, a donné un discours.
Nicolas Dupont-Aignan et Valérie Pécresse se tiennent parmi la foule venue rendre hommage à Sarah Halimi, tuée en 2017, à l'âge de 65 ans.
Michel Jonasz a prononcé quelques mots place du Trocadéro.
Carla Bruni-Sarkozy s'adresse ici à la presse, alors que la foule demande justice pour Sarah Halimi. Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Patrick Bruel a participé à la manifestation place du Trocadéro. Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
L'animateur Arthur se trouve parmi la foule de manifestants. Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Le chanteur Enrico Macias est également présent. Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
L'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, a également été aperçu. Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
L'écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy. Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
La foule était présente en nombre, au Trocadéro, pour demander justice pour Sarah Halimi. Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
William Attl, le frère de Sarah Halimi, a donné un discours. Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Nicolas Dupont-Aignan et Valérie Pécresse se tiennent parmi la foule venue rendre hommage à Sarah Halimi, tuée en 2017, à l'âge de 65 ans. Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Michel Jonasz a prononcé quelques mots place du Trocadéro. Crédits : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Charline Vergne & AFP

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées ce dimanche 25 avril, en France, et notamment à Paris. Elles ont répondu à l'appel de collectifs citoyens et de représentants de la communauté juive, dans le but de contester l'absence de procès après le meurtre de Sarah Halimi en 2017.

Réunis sous le mot d'ordre "Sans justice pas de République", les manifestants parisiens se sont retrouvés place du Trocadéro, à l'initiative du collectif "Agissons pour Sarah Halimi".
Les messages "Pas de droit sans justice", "Justice défoncée ?" ou encore, "Justice pour Sarah Halimi", ont été rédigés sur de nombreuses pancartes. "La clameur est montée et l'espoir est revenu. L'espoir, c'est vous ici", a déclaré le frère de Sarah Halimi, William Attal.

Plusieurs personnalités dont Yvan Attal, Pascal Légitimus, Alexandre Arcady et Cyril Hanouna, ont témoigné de leur "solidarité" envers la famille Halimi. Elles ont appelé à "changer la loi", via des messages diffusés sur un écran géant. Parmi la foule, de nombreuses personnalités médiatiques et politiques ont été aperçues : Carla Bruni-Sarkozy, Enrico Macias, l'animateur Arthur, les chanteurs Patrick Bruel et Michel Jonasz l'écrivain Bernard-Henri Lévy, Nicolas Dupont-Aignant, ou encore, Valérie Pécresse

"Justice sera rendue grâce à Sarah Halimi"

Peu avant, le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, avait annoncé la présentation "fin mai" en Conseil des ministres d'un projet de loi visant à "combler" un "vide juridique". Une déclaration qui a donc lieu après que la Cour de cassation ait confirmé l'irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi, sexagénaire juive tuée en 2017 à Paris, le 14 avril dernier. L'homme est, depuis ce crime, hospitalisé en psychiatrie.

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Cette annonce fait suite à une demande du président de la République, Emmanuel Macron. Avec la future nouvelle loi, "si justice n'a pas été rendue pour Sarah Halimi, elle sera rendue grâce à Sarah Halimi", a lancé au micro Jonathan Behar, l'un des organisateurs du rassemblement. La plus haute juridiction de l'ordre judiciaire avait entériné le caractère antisémite du crime. Toutefois, elle avait ensuite confirmé l'impossibilité de juger le meurtrier, du fait de l'abolition de son discernement au moment des faits. Selon les sept experts psychiatriques qui l'ont examiné, Kobili Traoré, gros consommateur de cannabis, était en proie à une "bouffée délirante" lorsqu'il a tué sa voisine de 65 ans, Lucie Attal, aussi appelée Sarah Halimi. La cour d'appel de Paris avait donc conclu à l'existence d'un trouble psychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes au moment des faits.

Les hauts magistrats ont manqué de courage

Francis Kalifat, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif)

Une partie de la communauté juive française a vivement réagi à cette décision, alors même qu'elle est ciblée par plusieurs attaques meurtrières, depuis quelques années. "Les hauts magistrats ont manqué de courage en renvoyant la balle au législateur", a déclaré dans le Journal du dimanche Francis Kalifat. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a souhaité que la future loi porte le nom de Sarah Halimi : "C'est une forme d'hommage qui lui serait rendu, faute de lui avoir rendu justice".

Entre 1.500 et 2.000 personnes, selon la préfecture de police, ont défilé ce dimanche 24 avril, à Marseille, en direction du Palais de Justice. Une banderole "Justice pour Sarah" avait été accrochée. En tête de cortège, figuraient les élus Les Républicains Martine Vassal, qui dirige le Département, ainsi que Renaud Muselier, président de la Région. À Strasbourg, environ 600 manifestants, d'après les chiffres communiqués par la préfecture, se sont rassemblés sur le parvis de la grande Synagogue de la Paix. 

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