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Bac 2015 : le "Tigre" et la question d'anglais qui rendent fous les candidats

Les lycéens vident leur sac sur les réseaux sociaux, agacés par deux sujets jugés trop difficiles. Une pétition a même été lancée pour faire annuler l'épreuve d'anglais.

Des lycéens passent le baccalauréat (illustration).
Des lycéens passent le baccalauréat (illustration).
micros
La rédaction numérique de RTL

Après Victor Hugo en 2014, les candidats au baccalauréat ont trouvé deux nouvelles bêtes noires cette année : une question de l'épreuve d'anglais et un "Tigre bleu" jugé trop énigmatique. 

"Annulation de la Question M au bac d'anglais !" : sérieusement indignés, quelque 9.000 terminales ont signé en moins de 24 heures une pétition en ligne contre une question jugée trop ardue de l'épreuve d'anglais.  

Et sur les réseaux sociaux, l'écrivain Laurent Gaudé est devenu la bête noire de tous les premières, qui ont cru que son "Tigre bleu", mentionné dans un des textes du bac français, était un fauve et non un fleuve.

Deux expressions jugées énigmatiques

Deux exemples du rôle de défouloir post-bac de Facebook et Twitter, devenus des cours de récréation à l'échelle nationale pour commenter les épreuves.

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Sur la page Facebook "Baccalaureat 2015 en France" (126.000 inscrits), le sujet d'anglais de vendredi 19 juin déchaîne les passions. Car un extrait d'Atonement, roman de Ian McEwan, a complètement dérouté une bonne partie d'entre eux.

Cette terrible "question M" porte sur les états d'âme d'un soldat de la Seconde Guerre mondiale, un certain Turner. Les élèves ont dû expliquer ses trois préoccupations ("three of his concerns") et comment il gère ("is coping with") la situation. 

Le soldat Turner étrillé sur les réseaux sociaux

Mission impossible, protestent en choeur des milliers de lycéens sur Facebook, affirmant que ces deux mots sont inconnus au bataillon et les questions mal formulées. Sur les réseaux sociaux, ils exécutent Turner à toutes les sauces.

"Je suis Turner", clame l'un. "Ceux qui ont répondu ont gagné une journée avec Turner", promet un autre. En mangas, BD, faux tests et photos détournées, d'autres imaginent comment des profs d'anglais sadiques ont concocté les questions les plus tordues sur Turner. 

Arthur, un lycéen parisien énervé de 17 ans, a lancé vendredi une pétition sur le site change.org pour demander au ministère de l'Éducation d'annuler l'épreuve. Succès fulgurant, puisque dimanche soir, ils étaient déjà plus de 9.000 à l'avoir signée, ce qui est "vraiment beaucoup", selon Change.

Mais certains lycéens ne veulent pas "passer pour des demeurés"

"À la sortie de l'épreuve, j'ai parlé à un ami dans un autre lycée et j'ai découvert qu'il avait eu exactement le même problème que moi avec la question M, raconte-t-il à l'AFP. Alors j'ai lancé une pétition pour savoir si beaucoup d'autres l'avaient eu aussi, et c'est devenu viral. Plein de personnes n'ont pas compris le mot 'coping', c'est un mot peu courant". 

Mais la pétition d'Arthur ne fait pas l'unanimité. D'autres lycéens trouvent l'initiative de très mauvais goût et craignent qu'elle ne fasse "passer leur génération pour des demeurés". "En 2015, tu trouves une question dure et tu fais une pétition. Bourrée de fautes. Non, juste non", tweete Hugo Travers, 18 ans, fondateur du compte @RadioLondres_fr, qui commente l'actualité. 

Un "Tigre bleu" piégeur

Autre grief, cette fois chez les premières S et ES qui ont planché au bac français, vendredi, sur un extrait du Tigre Bleu de l'Euphrate, de Laurent Gaudé. Le Tigre, fleuve de Mésopotamie qui rejoint L'Euphrate, est allègrement devenu un félin coloré dans de nombreuses copies.

Les réseaux sociaux ont été envahis de photomontages de tigres bleutés, et une pluie des tweets plus ou moins polis ont promis à l'auteur les pires maux s'il croisait des lycéens dans la rue. "@LaurentGaude Je pense que des excuses sont clairement nécessaires auprès des élèves de 1ES", résume Quentin. 

Colère aussi en histoire-géo

Quantité d'autres complaintes fleurissent sur les autres sujets du bac, par exemple l'absence de croquis dans l'épreuve d'histoire-géo des terminales ES, qui devaient apprendre une complexe carte de Mumbai. "On arrive, on pose nos 40 crayons sur la table, pour rien", s'agace Lucie, 17 ans. "Ne rien répondre. Écrire 'Je suis Charlie' et espérer avoir un correcteur gentil", témoigne Clément sur Facebook.

"Les réseaux sociaux, maintenant ça fait partie du truc. Ceux qui ne les regardent pas, ils ratent quelque chose du bac", conclut Éleonora, 17 ans.

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