4 min de lecture Musée d'Orsay

Au musée d'Orsay, une classe de ZEP n'est pas la bienvenue

Une professeur de terminale d'un lycée de Stains s'est plaint après que sa classe a dû quitter le musée.

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Au musée d'Orsay, une classe de ZEP n'est pas la bienvenue Crédit Image : JOEL SAGET / AFP | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

La visite a eu lieu mercredi dernier. Rien que de très banal, une classe de terminale va visiter le musée d'Orsay à Paris avec sa prof. Le soir, l'enseignante estomaquée va raconter sa visite dans un billet sur sa page Facebook, qui a depuis été partagé des milliers de fois, et qui se retrouve ce matin en pleine page dans L'Humanité sous ce titre : "Orsay, ce musée qui aurait bien zappé les ZEP". Car la classe en question est une classe de terminale pro d'un lycée de Stains en Seine-Saint-Denis. Et que la visite du musée a tourné court. La prof raconte comment dès les premières minutes, un surveillant de salle s'est mis à hurler sur les élèves : "Fermez vos gueules". La prof intervient pour le calmer, une altercation éclate, le personnel du musée semble perdre les pédales, d'autres gardiens arrivent et exigent que les élèves quittent le musée alors qu'ils sont silencieux. Passe alors un autre groupe d'élèves très agités, mais personne ne vient les reprendre, eux, qui sont majoritairement blancs et parisiens. De guerre lasse, l'enseignante prend acte du fait que sa classe n'est pas la bienvenue et elle quitte le musée avec ses élèves. Chacun chez soi...

"Ce n'est pas la première fois qu'on me signifie que la place de mes élèves n'est pas au musée. À Pompidou, par exemple, on m'avait suggéré que c'était à la piscine municipale que nous aurions dû aller...", écrit la prof. Le musée d'Orsay se défend dans un communiqué, affirmant que la classe avant eu un comportement bruyant. Une ancienne employée témoigne dans L'Huma : "La direction du musée est obsédée par les chiffres de fréquentation de touristes étrangers, le touriste américain paye son ticket d'entrée, s'offre un café hors de prix au bar du musée puis dépense à la boutique. Un scolaire lui ne dépense rien. De qui pensez-vous que le musée va privilégier le confort ?"

La vie d'après de Nicolas Sarkozy

Après les lycéens, les primaires dans la presse ce matin. Avec d'abord la primaire à droite et ses perdants. Le Parisien-Aujourd'hui en France nous raconte la vie d'après de Nicolas Sarkozy. Depuis sa défaite au premier tour, il l'a juré à ses amis, cette fois il a vraiment tourné la page de la politique. Carla l'y aurait encouragé : "Tu as 61 ans, la vie est belle, on peut faire plein de choses". Il va certes conserver son bureau du VIIème arrondissement de Paris mais pas question de relancer l'association des amis de Sarkozy , ni de recevoir des brochettes d'élus comme après sa défaite en 2012. "Il ne veut plus s'emmerder avec tous ces cons", lâche un proche.

Non, Nicolas Sarkozy s'imagine en fait une vie de globe-trotteur, ce qui compte désormais, sa famille et ses potes ! L'article est illustré d'une photo de l'ancien président à Phuket en Thaïlande, la semaine dernière, sur un scooter avec à l'avant entre ses jambes, sa fille Giulia qui porte un casque mais pas Nicolas Sarkozy. Un président à scooter sans casque, ça change !

Emmanuel Macron menace la gauche

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À gauche, la presse commente ce matin l'entrée en lice de Vincent Peillon. "C'est fou tous ces personnages politiques qui se voient investis d'un destin national", s'exclame Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute-Marne. Vincent Peillon se lance et à l'entendre il est profilé comme le sauveur d'une gauche en plein désarroi ! Sa candidature ajoute à la confusion d'une gauche de plus en plus fragmentée. (...) Les règlements de compte internes l'emportent sur l'envie de gagner ensemble. Il ne faut pas chercher ailleurs la montée en puissance d'Emmanuel Macron." 

L'ancien ministre encensé ce matin par la presse de droite. "Les socialistes bousculés par l'offensive Macron", titre Le Figaro, "la dynamique Macron ébranle le PS" en une de L'Opinion qui estime que Macron a marqué un point décisif dans la course pour la présidentielle samedi en faisant la démonstration qu'il n'est pas une bulle médiatique. "Force est de constater que la bulle Macron, loin d'avoir éclaté, n'a cessé de gonfler, renchérit Guillaume Tabard dans Le Figaro. L'homme en marche menace d'un péril mortel le parti socialiste et son futur candidat et contraint François Fillon à ne pas se reposer sur ses lauriers de la primaire."

L'incroyable croisement entre un sanglier et un cochon

La presse parle aussi de pollution ce matin. Oui, parce que comme le titrent Les Échos, "la fin du pic n'éteint pas le débat sur les remèdes". Et notamment la formule des vignettes prônée par l'exécutif, ces fameuses vignettes colorées qu'il faudra acheter et coller sur son pare-brise à partir du 16 janvier quand on vient à Paris. "La mesure n'emballe guère les Français", affirment Les Échos. Notamment parce qu'elle va obliger les automobilistes de province qui viennent en voiture, même une seule journée, à en être équipés. Alors il faut saluer l’initiative du maire de Mongru-Saint-Hilaire dans l'Aisne, à 100 km de Paris. Forcément ses habitants vont souvent à Paris en voiture, alors dans les colonnes d'Aujourd'hui en France, l'élu dénonce le racket organisé de cette vignette "crit-air". Et sa riposte : son conseil municipal cet après-midi va voter la mise en place d'une vignette de 5 euros destinée aux Parisiens qui voudraient stationner à Mongru-Saint-Hilaire ! La vignette nous fait râler, elle a aussi le mérite de nous faire rire.

On termine avec une autre pollution, qui fait peur aux chasseurs. "Haro sur le sanglichon", titre ce matin Le Progrès à Lyon. Voilà plusieurs mois que les chasseurs de Haute-Loire se retrouvent régulièrement nez à nez avec un animal hybride au comportement douteux, la bestiole ressemble à un sanglier mais avec un pelage de cochon. Cet été, les chasseurs en ont abattu plusieurs et ont fait faire des analyses. Résultats, il s'agit d'une espèce provenant d'un croisement entre un cochon et un sanglier. Des animaux hybrides dont les gènes n'ont rien à voir avec le sanglier et qui risquent de causer une dégénérescence de l'espèce. Elle a déjà commencé vu le comportement étrange décrit par les chasseurs. Les "sanglichons" auraient été engendrés par des éleveurs peu scrupuleux qui auraient eu recours à cette hybridation pour relâcher ensuite l'animal dans la nature et améliorer leur tableau de chasse, la pratique est interdite explique l'office national de la chasse car elle pourrait provoquer une pollution génétique.

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