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Attentats de Paris : une "guerre intestine" entre policiers du RAID et gendarmes du GIGN

REPLAY - Selon une enquête RTL et L'Obs, les attentats de Paris ont ravivé les conflits entre policiers et gendarmes des forces spéciales.

Des membres du GIGN en août 2013 à Ensisheim, en Alsace
Des membres du GIGN en août 2013 à Ensisheim, en Alsace
Crédit : AFP/S.Bozon
Sécurité à Roissy : les tensions entre RAID et GIGN paralysent la coopération entre les services
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Une "guerre" interne entre les gendarmes du GIGN et les policiers du RAID
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Guillaume Chieze & Camille Kaelblen

Il y a beaucoup à faire pour améliorer la coordination entre gendarmes et policiers d'élite. Une enquête de RTL réalisée en partenariat avec l'hebdomadaire L'Obs révèle que les rivalités entre les gendarmes du GIGN et les policiers du RAID aboutissent parfois à des échecs. C'est le cas de la cellule de renseignements sur les employés de l'aéroport de Roissy, qui est l'objet depuis des mois d'une guerre intestine.
À l'origine, ce devait pourtant être une structure exemplaire : réunir à l'aéroport de Roissy des effectifs de la police aux frontières, du renseignement territorial, du renseignement de la préfecture de police de Paris et même des gendarmes. L'objectif alors affiché : créer une véritable "task force", capable de surveiller les 80.000 détenteurs de badges d'accès sur la zone ainsi que les personnels qui travaillent souvent en sous-traitance dans les secteurs sensibles de l'aéroport.

Des tensions qui compromettent la coopération

Cette structure va bel et bien voir le jour, mais les derniers arbitrages ont mis à mal la belle collaboration prévue entre les services, les uns accusant les autres de tirer la couverture à eux. Résultat : le renseignement territorial pourrait être absent des effectifs, tandis que la participation des gendarmes est encore en suspens. En coulisses, certains pestent face à ce nouvel exemple de l'immense difficulté à faire travailler les services main dans la main. D'autant que ces guerres intestines ne sont pas sans conséquences : l'information circule moins bien et remonte moins vite. Au lieu de se resserrer, les mailles du filet s'écartent. 

Autre théâtre de ces luttes internes : certaines interventions armées conjointes du RAID et du GIGN. Ce fut le cas à Toulouse, en 2012, lors de l'assaut contre l'appartement de Mohammed Merah ou plus récemment à Saint-Denis, après les attentats du 13 novembre.

Il est insupportable pour les victimes de s'imaginer qu'en cas d'attentat, il y a des enjeux de pouvoir entre les différents services.

Stéphane Gicquel, secrétaire général de la Fenvac

Une polémique "stérile et inutile" pour Bernard Cazeneuve, et "incompréhensible" selon Stéphane Gicquel, secrétaire général de la Fenvac, association d'aide aux victimes. "Il est insupportable pour les victimes de s'imaginer qu'en cas d'attentat, il y a des enjeux de pouvoir entre les différents services. Cela paraît tellement surréaliste aux victimes, qui attendent que tous les moyens de l'État soient mobilisés avec la même volonté". Alors que certains rêvent déjà d'une force d'intervention commune entre le RAID et le GIGN, le ministre de l'Intérieur, lui, préfère rester réaliste et travaille à une meilleure répartition nationale entre ces deux unités. 

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