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Attentats à Paris : pourquoi la BRI est-elle la seule force à être intervenue au Bataclan ?

REPLAY / ÉCLAIRAGE - Concernant l'assaut du Bataclan, Frédéric Gallois estime qu'il est inutile de savoir si "les uns ou les autres auraient pu faire mieux".

Le Bataclan le 22 décembre 2015
Le Bataclan le 22 décembre 2015
Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
Attentats à Paris : pourquoi la BRI est-elle la seule force à être intervenue au Bataclan ?
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Micro RTL (illustration)
Guillaume Chieze
Journaliste

La commission d'enquête parlementaire était accueillie, ce jeudi 17 mars, au Bataclan afin de comprendre le déroulement de l'attaque terroriste du 13 novembre 2015, ainsi que l'intervention de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI). Certains parlent de "ratage" lorsque le sujet de l'assaut est mis sur la table. Or, tous les spécialistes se mettent d'accord pour dire que ce terme n'est pas adéquat. 

En revanche des questions se posent : pourquoi la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) est-elle la seule à opérer le soir des attentats ? La réponse est simple : cette unité est reconnue pour sa compétence sur la capitale. Ce sont également les premiers à être arrivés sur place. 

La pertinence de la BRI pour cette intervention est néanmoins remise en cause et reflète le cœur de cette guerre qui existe entre ces trois unités. Le RAID et la BRI sont d'ailleurs en froid depuis l'assaut de l'Hyper Cacher. Chaque groupe met en avant ses moyens et n'hésite pas à critiquer parfois publiquement les interventions de l'autre, des petites batailles qui agacent Frédéric Gallois, l'ancien commandant du GIGN

Aujourd'hui vous avez des unités (...) qui ont toutes envie de servir

François Gallois, ancien commandant du GIGN

Depuis, il plaide pour une meilleure entente entre les trois unités. Selon lui, il est inutile "de dire que les uns ou les autres auraient pu mieux faire". En revanche, il souligne le fait qu'aujourd'hui, la France est dotée "d'unités, que ce soient la BRI, le GIGN ou le RAID, qui ont toutes envie de servir". S'il y a un intérêt à ce que le RAID travaille au profit de la BRI, "je crois qu'on doit pouvoir le faire", ajoute l'ancien commandant. 

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Il met donc en avant l'évidence d'un "décloisonnement à partir du moment où l'unité qui est la première sur place en fait la demande". Mais rien n'est fait pour le moment, car le partage des missions ne fait pas encore partie de la culture de ces trois unités d'élite. 

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