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Attentats à Paris : François Hollande, le "chef de guerre"

REPLAY / ÉCLAIRAGE - Après les attentats du vendredi 13 novembre à Paris et Saint-Denis, le président de la République se pose en véritable chef d'État, chef des armées et chef de la diplomatie française.

Attentats à Paris : François Hollande annonce un deuil national de trois jours
Attentats à Paris : François Hollande annonce un deuil national de trois jours
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
Attentats à Paris : François Hollande, le "chef de guerre"
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Benjamin Sportouch & Claire Gaveau

François Hollande a décidé de prendre les choses en main. Le président de la République a annulé sa participation au G20 organisé en Turquie pour prendre lui même les commandes des opérations. Samedi 14 novembre, au lendemain des attentats en France qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés, il a réuni un conseil de défense exceptionnel avant de prendre la parole pour la troisième fois en moins de 24 heures. Une déclaration dans laquelle il désigne très clairement l'ennemi de la France avant même la revendication des attentats par l'État islamique. "C'est un acte de guerre qui a été commis par une armée terroriste, Daesh, une armée jihadiste, contre la France, contre les valeurs que nous défendons partout dans le monde", a notamment déclaré le chef de l'État.

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Une posture très martiale donc pour le Président qui a aussi endossé le costume de chef de la diplomatie française. François Hollande a notamment communiqué avec de très nombreux dirigeants européens dont Angela Merkel ou David Cameron ainsi que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le roi du Maroc, Mohammed VI.

Appeler à l'unité nationale

Présent sur tous les fronts, le chef de l'État cherche notamment à rassembler le pays derrière lui pour mener cette double guerre : intérieure et extérieure. Pour cela, François Hollande a déclaré l'état d'urgence en France, proclamé un deuil national de trois jours et une minute de silence. Mais le président de la République ne s'est pas arrêté là. Il a convoqué le Parlement réuni en Congrès, lundi 16 novembre, au cours duquel il prendra la parole devant les 925 parlementaires, sénateurs et députés, à Versailles. Une réunion exceptionnelle dans ce genre de circonstances pour affirmer sa détermination et appeler à l'unité nationale.

Une unité nationale encore très fragile, notamment mise à mal par les déclarations de certaines personnalités politiques, malgré les attentats qui ont plongé la France dans l'effroi. À trois semaines des élections régionales, et si les partis politiques ont annoncé la suspension de la campagne électorale, le contexte est bien différent de celui qui avait suivi les attentats de Charlie Hebdo, le 7, 8 et 9 janvier dernier. 

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