1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Attentat déjoué en prison : comment les surveillants ont détecté le risque
2 min de lecture

Attentat déjoué en prison : comment les surveillants ont détecté le risque

ÉCLAIRAGE - C'est grâce au renseignement pénitentiaire que les deux détenus ont pu être soupçonnés de préparer un attentat et mis en examen.

L'entrée de la prison de Fresnes
L'entrée de la prison de Fresnes
Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze

La radicalisation des détenus derrière les barreaux préoccupe les autorités. On estime qu'en 2017, ils sont 1.336 adeptes d'un islam radical, contre 700 en 2015. C'est le cas des deux individus mis en examen vendredi 6 octobre pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Qualifiés de "d'islamistes radicaux", par une source proche de l'enquête, ils sont soupçonnés d'avoir préparé un attentat ciblant des policiers et des surveillants de prison notamment. Au départ, ils avaient été incarcérés pour des faits de droits communs. 

Leur projet a été détecté grâce aux techniques de renseignement appliquées en centres de détention. L'application en avril dernier de la loi du 3 juin 2016 a permis d'inaugurer le Bureau central du renseignement pénitentiaire (BCRP). Sa mission : lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée en prison. Ainsi, le prisons peuvent appliquer des techniques réservées aux services de renseignement, qui ont permis, selon la ministre de la Justice Nicole Belloubet à Europe 1, "de s'apercevoir de ce qui était préparé". 

Le Parisien explique alors que la prison a désormais la possibilité de mettre des téléphones de détenus sur écoute et "regarder les textos d'un portable saisi ou le contenu d'une clé USB avant de les remettre au parquet", ajoute le conseiller du Syndicat national des directeurs pénitentiaires, Jean-Michel Dejenne, au quotidien régional.

Laisser les détenus élaborer leur plan pour accumuler les éléments incriminants

Ces deux détenus étaient sur le point d'être libérés. C'est pourquoi la DGSI a attendu d'avoir assez d'éléments afin de pouvoir les mettre en examen et éviter qu'ils passent à l'acte dès leur sortie de Fresnes.

À lire aussi

Pendant un an, les services de renseignement intérieur ont donc suivi de près les agissements des deux détenus de 22 et 28 ans. Ils laissent volontairement leurs cibles tranquilles et monter leur projet, sans rater une seule miette de l'élaboration du plan. 

C'est ainsi que le plus âgé des deux a pu entrer en contact avec un homme présent dans la zone irako-syrienne avec son téléphone portable. Alors qu'il aurait dû sortir de prison mardi 10 octobre, les enquêteurs décident de placer les deux prisonniers en garde à vue et de mener des perquisitions dans leurs cellules. Ils ont ainsi accumulé suffisamment d'éléments pour que le juge d'instruction décide de mettre en examen les deux hommes pour association de malfaiteurs terroristes criminels.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.