2 min de lecture Terrorisme

Attentat à Nice : "Malgré ce danger, on continue à vivre", affirme le mari d'une victime du Bataclan

INVITÉ RTL - Le journaliste Antoine Leiris a perdu sa femme, mère de leur petit garçon, au soir du 13 novembre 2015. "J'aimerais que l'on soit un peu fiers de nous-mêmes", dit-il, quelques jours après la nouvelle attaque qui a frappé la France.

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Attentat à Nice : "Malgré ce danger, on continue à vivre", affirme un proche d'une victime du Bataclan Crédit Média : Bernard Poirette | Durée : | Date : La page de l'émission
Bernard Poirette
Bernard Poirette et Clémence Bauduin

Quatre jours après l'épouvante de Nice, Antoine Leiris revit des instants qu'il aurait voulu ne jamais revivre. Le journaliste, dont l'épouse a perdu la vie lors de l'attaque au Bataclan le 13 novembre 2015, appelle à profiter de la vie. "Pas question de répondre à la haine par une autre haine", clame-t-il au micro de RTL. Si l’odeur des bougies lui "donne envie de vomir" désormais, il persiste à dire qu’il faut continuer à en allumer. "Si l’on n’est plus touchés, si l’on s’habitue à la mort de l’autre et que cette mort ne nous touche plus, on finira comme eux (les terroristes, ndlr) à ne pas craindre la mort et je pense que cela revient à avoir peur de la vie".

Entre le drame du 13 novembre 2015 et celui du 14 juillet 2016, une nette différence en terme d’ambiance et de réactions politiques se fait ressentir. "Il y a tout de même toujours une aspiration à essayer de vivre ensemble après le drame", nuance, optimiste, Antoine Leiris. Dans une tribune publiée peu après le 13 novembre, il invitait les gens à ne pas céder aux amalgames et au racisme. "Il n’est pas question de répondre à la haine par la colère ou une autre haine", affirmait-il. Aujourd'hui, il essaie de tenir ce pari avec une difficulté non dissimulée. "Je suis tenté de céder à la haine mais aussi à la peur. Il n’y a pas une journée où je n’ai pas envie de fuir", concède-t-il.

"J'aimerais que l'on soit un peu fiers de nous-mêmes"

Pourtant, père d'un petit garçon de deux ans aujourd'hui privé de sa maman, Antoine Leiris se bat avec dignité, "comme beaucoup de monde", rappelle-t-il à plusieurs reprises. La menace terroriste, très présente en France, a, selon lui, révélé le courage de chacun. "Malgré ce danger, on continue à vivre, à avancer, et j’aimerais que l’on soit un peu fiers de nous-mêmes", lance-t-il. "Il ne faut jamais abandonner l’aspiration à sourire, à rire, à être heureux, préconise Antoine Leiris pour peser contre les terroristes. C’est ce qui fait que l’on n’est pas eux, qu’on leur fait si peur".

Huit mois après le 13 novembre, le journaliste a retrouvé un semblant d'équilibre dans son quotidien, "comme tout le monde aujourd’hui, dans la difficulté", avoue-t-il. Antoine Leiris vient de déménager. "Ce weekend, j’avais besoin d’aller dans un grand magasin pour acheter un meuble, dans un grand centre commercial. J’ai renoncé à y aller, parce que je n’avais pas le courage, la simple envie de me sentir en sécurité", explique-t-il après le tragique épisode niçois. "Mais j’y suis allé aujourd’hui. Le courage vient toujours à la fin, mais c’est difficile", conclut Antoine Leiris, toujours dans une note d'optimisme.

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