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Assaut à Saint-Denis : des hommes retranchés dans un appartement

Cinq jours après les attentats meurtriers de Paris, la traque se poursuit mercredi avec un assaut policier avant l'aube à Saint-Denis.

Assaut à Saint-Denis : une opération des forces de l'ordre a été lancée par le RAID
Assaut à Saint-Denis : une opération des forces de l'ordre a été lancée par le RAID
Crédit : THOMAS SAMSON / AFP
Marie-Pierre Haddad & AFP

Des hommes sont retranchés ce mercredi 18 novembre au matin dans un appartement de Saint-Denis, au nord de Paris, contre lequel la police antiterroriste a donné l'assaut dans le cadre de l'enquête sur les attentats de  vendredi, a-t-on appris de sources policière et judiciaire. 


Plusieurs sources proches de l'enquête, les pompiers et des témoins ont fait état d'échanges de tirs nourris lors de cette opération de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et des forces policières d'intervention du Raid. Les pompiers ont affirmé à l'AFP être intervenus en soutien du Raid à partir de 04H31 "pour un groupe armé retranché dans un appartement", à l'angle de la rue de la République et de la rue Corbillon dans cette ville de Seine-Saint-Denis. Il y aurait entre deux et quatre personnes dans cet appartement selon une source policière.  

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Des riverains ont affirmé à l'AFP que les tirs ont repris après 05H00. Présent sur place depuis 04H30, le maire de Saint-Denis, Didier Paillard, a "entendu des fusillades". "Les forces de l'ordre sont très tendues, sur le qui-vive", "un hélicoptère est au-dessus de la ville, les transports en commun,  le métro, le tramway, sont arrêtés", a-t-il décrit. L'opération se déroule "en plein coeur" de Saint-Denis, a-t-il encore dit. Alexia, qui se trouvait à sa fenêtre à l'angle de l'avenue de la République, a entendu "des tirs a partir de 04H25, des 'boum' comme des grenades puis des rafales intermittentes", a-t-elle raconté à l'AFP sur place. 

Une vidéo accréditant l'existence d'un autre assaillant

Reda, chauffeur de taxi, rentrait chez lui a Saint-Denis: "j'ai entendu des rafales de mitraillettes, je suis sorti (de la voiture), des policiers cagoulés  nous ont braqués et dit de partir". Cinq jours après les attentats qui ont fait 129 morts (dont 117 ont été identifiés) et 352 blessés, à Paris et au Stade de France à Saint-Denis, les enquêteurs traquent en particulier Salah Abdeslam, 26 ans, soupçonné d'avoir été l'un des tireurs qui ont mitraillé vendredi soir les terrasses de cafés et restaurants parisiens, avec son frère Brahim Abdeslam, qui s'est fait exploser. 

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Les enquêteurs disposent par ailleurs d'une vidéo accréditant l'existence d'un autre assaillant dans leur commando qui circulait à bord d'une Seat noire. Mais on ne savait pas précisément qui recherchaient les policiers intervenant mercredi à Saint-Denis. 

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