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Amnesty International demande à Twitter de mieux protéger les femmes

Dans un rapport, l'ONG épingle le réseau social qui ne prend selon elle pas assez de mesures pour empêcher le les violences auxquelles sont exposées les femmes.

Le logo du réseau social Twitter
Le logo du réseau social Twitter
Crédit : ALASTAIR PIKE / AFP
Marie Zafimehy

Deux ans se sont écoulés, et Twitter est toujours aussi toxique. Amnesty International publie mardi 22 septembre un rapport dans lequel elle évalue la propension du réseau social à protéger ses utilisatrices des faits de cyberharcèlement. Un travail qui s'inscrit dans la lignée d'une première publication de 2018 dans laquelle l'ONG proposait une liste de dix recommandations pour rendre la plateforme plus sûre pour les femmes.

Deux ans après, seules l'une d'entre elles a été mise en oeuvre : le réseau social a amélioré le processus de signalement en "guidant davantage les utilisateurs et utilisatrices sur son fonctionnement et sur la manière dont les décisions sont prises", écrit Amnesty International dans son rapport

D'autres sont en cours d'application comme la mise en place d'outils pour "éviter la violence et le harcèlement sur la plateforme comme des listes de mots injurieux" ou le lancement d'une campagne de sensibilisation sur le harcèlement. 

Manque de transparence

D'ordre général Amnesty International reproche à Twitter son manque de transparence à tous niveaux. D'une part, le réseau social ne communique pas assez de données pour analyser l'étendue du problème - le premier rapport se basait essentiellement sur des études de cas et des témoignages. D'autre part, il ne permet pas d'appréhender la manière dont il aborde les cas de haine et violences en ligne puisqu'on ne sait pas comment fonctionnent ses algorithmes ni comment sont analysés puis traités les contenus concernés.

Une autocensure des femmes

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Un manque de volontarisme qui a pour conséquence d'invisibiliser la parole des femmes sur le réseau social. "Notre étude montre que malgré quelques progrès, Twitter ne fait pas assez pour protéger ses utilisatrices, ce qui conduit beaucoup d'entre elles a garder le silence ou à s'autocensurer sur la plateforme", explique Rasha Abdul Rahim, à la tête de la branche Tech d'Amnesty International.

Le rapport souligne par ailleurs que les violences subies par les femmes sont "fortement intersectionnelles". Comprendre : les injures, le harcèlement et les intimidations touchent de façon disproportionnelle les femmes non-blanches, issues des minorités religieuses ou appartenant à la communauté LGBTQ+.

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