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Alstom : une réunion de crise prévue lundi à l'Élysée

Le constructeur ferroviaire a prévu de transférer la production de son usine de Belfort vers Alsace, une décision "inacceptable" pour le gouvernement.

Le siège d'Alstom à Belfort
Le siège d'Alstom à Belfort
Anne-Laure Poisson
Anne-Laure Poisson
et AFP

Alstom a annoncé mercredi 7 septembre que face à "la baisse des commandes et des projets d'investissement", il "se devait d'adapter son outil industriel pour ne pas mettre l'ensemble des sites à risque". Et prévoit donc d'arrêter la production de trains dans son usine de Belfort d'ici à 2018 pour la transférer vers le site de Reichshoffen dans le Bas-Rhin. 

Un scénario redouté par les 400 personnes employées sur le site de Belfort. Et même si le constructeur ferroviaire se refuse à parler de fermeture et de plan social, assurant que des "propositions de transfert" seront faites à ceux qui "le souhaitent", l’inquiétude monte pour les salariés. Pour le gouvernement aussi l'annonce est catastrophique à quelques mois de la présidentielle. D'autant plus que l'État siège depuis février au conseil d'administration d'Alstom et qu'il possède 20% des droits de vote

Le gouvernement veut sauver l'usine

Le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge a donc été convoqué dès jeudi 8 à Berçy pour se faire sermonner par le ministre de l'Économie, Michel Sapin, et son nouveau secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue, qui "lui ont fait part de leur incompréhension du caractère soudain et non concerté de cette annonce". Un sermon assorti d'une obligation d'"une phase de négociation".

Samedi 10, l'ex-ministre de l'économie Emmanuel Macron avait déclaré que l'État, malgré son statut d'actionnaire ne peut "empêcher" la fermeture de l'usine décidée de façon "brutale" et "inattendue" par l'entreprise. Et ce dimanche matin, c'est le Premier ministre, Manuel Valls, qui est monté au créneau pour dénoncer une "méthode inacceptable" lors de l'émission Le grand rendez-vous Europe 1/iTELE/Les Echos. Pour lui, "nous avons déjà sauvé Alstom et nous pouvons encore sauver Alstom, à condition que les dirigeants jouent pleinement leur rôle". 

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Une réunion de crise interministérielle se tiendra donc lundi 12 au matin à l'Élysée. Autour de François Hollande et Manuel Valls seront présents le ministre de l'Économie Michel Sapin, le secrétaire d'État à l'Industrie Christophe Sirugue et le secrétaire d'État aux Transports Alain Vidalies. 

L'État doit-il tout faire pour sauver le site Alstom de Belfort ?
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