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Alimentation : des pesticides et perturbateurs endocriniens dans nos assiettes

Selon un rapport de l'ONG Générations Futures, six pesticides sur dix contenus dans les aliments européens sont suspectés d'être des perturbateurs endocriniens.

Des aliments dans un réfrigérateur (Illustration)
Des aliments dans un réfrigérateur (Illustration)
Crédit : SIPA
Camille Kaelblen & AFP

Des perturbateurs endocriniens dans nos produits d'alimentation. C'est le cri d'alarme lancé mardi 4 septembre par l'ONG Générations Futures. L'association a épluché le dernier rapport de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) sur les résidus de pesticides dans les aliments.

Publié cet été, ce rapport portant sur des données de 2016 concluait que 51% des échantillons analysés étaient exempts de tout résidu quantifiable.

L'ONG s'est intéressée aux 49% restants, où des traces quantifiables de pesticides ont été détectées. Et le résultat est inquiétant : sur 109.843 échantillons concernés, 69.433 sont des résidus de pesticides perturbateurs endocriniens suspectés, selon Générations futures. Soit "plus de six résidus de pesticides sur dix quantifiés dans l'alimentation européenne sont des perturbateurs endocriniens suspectés", détaille l'association dans un communiqué.

Ces perturbateurs endocriniens, capables d'interférer avec le système hormonal, peuvent avoir des effets négatifs sur la croissance, la fertilité, le comportement et être à l'origine de certains cancers.

Des critères de définition trop restrictifs selon les ONG

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Pour cette étude, Générations Futures s'est appuyée sur la base de données TEDX, qui répertorie les 1.457 molécules suspectées d'avoir un effet de perturbation endocrinienne. En effet, "il n'existe pas de liste pour les perturbateurs endocriniens" comme c'est le cas pour les substances cancérogènes et cette base de données "est sans doute la plus complète", explique son directeur François Veillerette.

En décembre dernier, l'Union européenne avait adopté des critères de définition des perturbateurs endocriniens. Mais les ONG pointent du doigt des critères jugés trop restrictifs : il faut non seulement démontrer qu'une substance est un perturbateur endocrinien et qu'elle a des effets négatifs, mais aussi démontrer son mode d'action.

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