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Alerte attentat SAIP : "Ce n'était pas la bonne technologie", dit un programmateur

INVITÉ RTL - Le gouvernement a décidé de mettre un terme à l'application d'alerte attentat. Le ministère de l'Intérieur préfère se concentrer sur les réseaux sociaux plutôt que sur un dispositif qui n'a pas fait ses preuves.

Christophe Pacaud Agnes Bonfillon L'invité du Grand Soir Christophe Pacaud & Agnès Bonfillon
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Fin de l'appli SAIP : "C'était pas la bonne technologie", selon un programmateur Crédit Image : AFP | Crédit Média : Christophe Pacaud,Agnès Bonfillon | Durée : | Date : La page de l'émission
Christophe Pacaud
Christophe Pacaud et Agnès Bonfillon

À partir de vendredi, l'application SAIP ne sera plus active. Le gouvernement a décidé d'y mettre un terme après une succession d'échecs et de ratés lors des attentats en France. On se souvient de celui de Nice où l'alerte sur les téléphones a été déclenchée seulement deux heures après le début des faits où à Trèbes lors de l'attaque du Super U où il n'y a eu aucune alerte. Désormais, le ministère de l'Intérieur veut miser uniquement sur les réseaux sociaux. 

"Elle (l'application SAIP, NDLR) a été faite en urgence. On a donné au prestataire qui l'a réalisé 40 jours pour la faire", assure Daniel Glazman, ingénieur et vice-président de Privowny, société qui crée des logiciels de gestion de ces données personnelles. Pour lui, "ce n'était pas la bonne technologie tout simplement". Mais alors quelle est la solution pour protéger les citoyens ? 

La diffusion cellulaire, solution du futur ?

"Il y a une technologie qui est standard dans le domaine de la téléphonie mobile qui s'appelle la diffusion cellulaire, celle broadcast, et qui permet d'arroser instantanément la totalité des téléphones connectés à une antenne ou un réseau d'antennes", précise le programmateur. Un système beaucoup plus efficace que le sms dans lequel on cible un destinataire. 

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Ce serait "très rapide, efficace et déployé partout dans le monde".  Les réseaux sociaux sont également un bon début, s'ils se mettent sur le même dispositif que l'alerte enlèvement mais ils ne cibleraient pas les personnes âgées qui n'en possèdent pas. 

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2018-05-29 23:33:51
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