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Alcoolisme : "On ne s'est pas donné les moyens" témoigne le Professeur Michel Reynaud

REPLAY - Le spécialiste au service addictologie de l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif et président du fonds Actions Addictions analyse le problème de santé publique, deuxième cause évitable de mortalité prématurée après le tabac.

Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Vincent Parizot et Christelle Rebiere
Crédit : Elodie Grégoire
Le Professeur Michel Reynaud, du service addictologie de l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, invité de "RTL Midi"
08:48
Vincent Parizot & Christelle Rebière

L'alcool reste l'une des toutes premières cause d'hospitalisation en France, avec un coût estimé à 2,64 milliards d'euros en 2012, selon une étude publiée mardi, qui souligne l'insuffisance de la prise en charge hospitalière des abus d'alcool. Face à ces chiffres, Michel Reynaud confirme : "On ne s'est pas donné les moyens d'agir suffisamment tôt, de repérer les patients, et de traiter suffisamment leur dépendance" lance le Professeur du service addictologie de l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif. Pour lui, ce problème de sante publique n'a été pris en compte que tardivement : "L'hôpital a un peu de moyens pour l'alcool que depuis une dizaine d'années" déclare t-il. Depuis, l'alcool est la deuxième cause évitable de mortalité prématurée après le tabac (78.000 morts).

Plus on repère tôt, plus il est facile de soigner

Michel Reynaud

Pour dénoncer le manque de suivi, le professeur précise qu'il "est rare" que les personnes hospitalisées en raison de l'alcool puissent voir un addictologue. "Or, plus on repère tôt, plus il est facile de soigner" rappelle t-il, en ajoutant que 5 fois plus de patients arrivent pour des complications liées à l'alcool que pour des sevrages. Pour lui, les addictions telles que l'alcool commencent "à peine à être considérées comme des problématiques médicales". Les médecins sont encore "peu formés" pour les problèmes d'addictologie, qui ont longtemps été considérés comme des "fléaux sociaux".

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