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Air Cocaïne : peut-on comprendre les pilotes ?

REPLAY - Condamnés à 20 ans de prison en République Dominicaine, les deux pilotes ont fui vers la France.

Marc-Oliver Fogiel
Marc-Oliver Fogiel
Crédit : Elodie Grégoire
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On refait le monde avec :
- Christine Ockrent, journaliste,
- Hélène Pilichowski, journaliste
- Roland Cayrol, politologue et directeur du Centre d'Etudes et d'Analyses
- Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro

Les deux pilotes français condamnés à 20 ans de réclusion en République Dominicaine se sont enfuis ce weekend vers l'hexagone. Pascal Fauret, l'un d'eux, a expliqué qu'il n'allait "pas rester et accepter l'inacceptable" et qu'il s'en remet à la justice française.

Pour Yves Thréard, cette actualité est un "fabuleux roman", dans lequel on retrouve "tous les ingrédients pour faire travailler l'imagination : l'élu du FN qui passe par là, la drogue, l'exotisme, les tropiques". Selon lui, les deux pilotes ont pu bénéficier d'une aide de l’État pour s'exfiltrer. "Ces individus n'ont pas pu quitter Saint-Domingue comme ça, sans que l’État français n'intervienne. Cela me paraît très compliqué que l’État français ne soit pas au courant". Par ailleurs, il insiste sur "le caractère scindé" de cette histoire, avec les deux autres Français condamnés qui sont restés sur place sans susciter de regrets ou de remords de la part des évadés.

De son côté, Christine Ockrent est frappée par le raisonnement de l'un des avocats, Eric Dupond-Moretti, qui a déclaré que cela n'est pas une "équipe barbouzade". Or, pour elle, "ça sens le barbouzard". Sur selon elle, "on se dit qu'il y a des réseaux qui ont été à l’œuvre", elle doute que cette opération ait été menée "avec la bénédiction de l’État".

"Si j'avais été à leur place je n'aurais pas hésité"

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Roland Cayrol, lui, comprend les pilotes. "Je comprends la fuite et si j'avais été à leur place, je n'aurais pas hésité. A fortiori s'il se sentent innocents et même si cela n'est pas le cas", expliquant qu'il est difficile d'avoir "une intime conviction sur leur culpabilité". Il explique que la république Dominicaine est "formidable pour le tourisme". Cependant, "c'est un pays d'un niveau de corruption, de violence, de combines politiques et de dépendance totale de la justice, dans lequel il ne fait pas bon rester même en résidence surveillée". Pour lui, un autre problème se pose quant aux deux autres restés sur place.

Enfin, Hélène Pilichowski s'interroge sur la réaction de l’État français, "car ils se sont soustraits à la justice de la République Dominicaine".

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