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Agriculture : qu'est-ce que l'assurance récolte, dont Macron a annoncé une réforme

Emmanuel Macron a annoncé une réforme de l'assurance récolte, aujourd'hui insuffisante face aux catastrophes naturelles fréquentes et au changement climatique.

Ce viticulteur utilise des bougies pour lutter contre le gel
Ce viticulteur utilise des bougies pour lutter contre le gel
Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Basile Faucheux, vice-président des Jeunes Agriculteurs, invité sur RTL.
08:00
Basile Faucheux, vice-président des Jeunes Agriculteurs, invité sur RTL.
08:00
Julien Sellier & Virginie Garin - édité par Nicolas Barreiro

Les agriculteurs attendaient un geste de la part de l'État après catastrophes climatiques qui ont ravagé les récoltes cette année. Emmanuel Macron leur a répondu ce vendredi 9 septembre à travers une réforme de l'assurance récoltes et une enveloppe de 600 millions d'euros par an à destination des agriculteurs, "les premiers touchés par le changement climatique", a-t-il déclaré.

En effet, il s'agit de la profession la plus exposée au changement climatique. Rien qu'en 2021, ils ont été victimes du gel en avril (4 milliards d'euros de dégâts chez les viticulteurs et arboriculteurs), d'une très mauvaise fin de printemps avec de la grêle, de la pluie et du vent, d'orages en juin qui ont détruit jusqu'à 100% des récoltes dans les vignobles de la vallée de la Loire…

L'année dernière la sécheresse sévissait, un autre fléau pour les agriculteurs. La météo a toujours été un problème pour eux mais cela devient de plus en plus récurrent. Tous les ans, de nouvelles catastrophes viennent gâcher leurs récoltes

Que contient la réforme annoncée par Emmanuel Macron ?

Aujourd'hui, seuls 20% des agriculteurs sont assurés en France. Ce chiffre très bas peut notamment s'expliquer par le prix élevé mais aussi par les longs délais que doivent attendre les agriculteurs avant d'être remboursés, en moyenne neuf mois. "Quand les délais de remboursement arrivent pratiquement à la fin de l'année, (…) ça peut poser de graves problèmes de trésorerie pour les agriculteurs", explique Basile Faucheux, vice-président des Jeunes Agriculteurs, invité sur RTL.

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Cette réforme de l'assurance récolte, "c'est une proposition portée depuis des années par notre syndicat et l'ensemble de la profession", poursuit-il. "Ce ne sera pas via l'État mais via des assureurs privés, dont c'est la profession et l'exécution est plus rapide. C'est eux qui recevront le financement de l'État (600 millions d'euros annuels). L'intérêt de ce qui a été annoncé aujourd'hui est de dire que l'État restait vraiment aux côtés des agriculteurs, qu'il faut que ce soit plus rapide et qu'on puisse avancer".

À noter qu'il existe déjà un fonds de calamité financé par l'État et la profession, avec une taxe à hauteur de 5,5%. Mais cela ne concerne pas tout le monde, les céréaliers et les viticulteurs n'en profitent pas par exemple. De plus, les indemnités sont plafonnées. Cette solution ne fonctionne plus avec la situation climatique actuelle.

Pourquoi ne pas anticiper les catastrophes ?

Derrière cette réforme de l'assurance récolte, l'idée reste de pousser les agriculteurs à souscrire à celle-ci. Ainsi, ils pourront percevoir une certaine somme si leur récolte est victime d'intempéries. Cependant, aucun plan n'est prévu pour anticiper ces catastrophes. "Je préférerais que l'État facilite plutôt les moyens de protection contre le gel ou la sécheresse plutôt que ces assurances", témoigne un viticulteur à l'antenne.

"Le fait d'être remboursé par une assurance quand on fait le métier d'agriculteur, qu'on fait une production toute l'année et qu'elle est détruite, alors qu'on s'est donné énormément de mal dessus, bien évidemment ce n'est pas satisfaisant", confirme le vice-président des Jeunes Agriculteurs. "Mais le but là était bien d'avoir les ébauches de ce qu'il va se passer et surtout de nous dire que les grandes lignes seront tracées avant la fin du quinquennat. Il reste encore énormément de travail pour affiner tous ces détails".

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