2 min de lecture Terrorisme

Agression au Louvre : pourquoi l'application d'alerte n'a pas été déclenchée

L'application SAIP (Système d'alerte et d'information des populations) n'a pas été activée, sur décision du préfet.

L'application SAIP sur smartphone (illustration)
L'application SAIP sur smartphone (illustration) Crédit : DAMIEN MEYER / AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

Il n'y a pas eu de dysfonctionnement. Vendredi 3 février, lors de l'attaque à la machette de plusieurs militaires dans le Carrousel du Louvre, plusieurs internautes se sont étonnés de ne pas recevoir d'alerte de la part de l'application SAIP (Système d'alerte et d'information des populations), alors que certains se situaient juste à côté de la zone concernée.

L'application SAIP, mise en place par le ministère et le service d'information du gouvernement (SIG) après les les attaques de novembre 2015, est censée prévenir la population en cas d'attentat, de rupture d'ouvrage hydraulique ou encore d'incident nucléaire. En cas de danger, elle utilise la géolocalisation de l'utilisateur et lui envoie une alerte sur son smartphone pour le prévenir. Une notification peut aussi être transmise pour une zone géographique choisie au préalable. Si certains ont été surpris de ne rien recevoir ce vendredi 3 février, c'est parce que Bernard Cazeneuve, le Premier ministre a évoqué le caractère vraisemblablement terroriste de l'attaque du Louvre.

"Le préfet de police a délibérément choisi de ne pas la déclencher", explique pour RTL.fr Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur. L'activation de l'application n'est en effet pas automatique, comme l'a confirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Cette décision a été prise par le préfet de Police, sur la base de "trois éléments", explique Pierre-Henry Brandet : "L'assaillant a tout de suite été neutralisé, les visiteurs présents dans le musée ont été confinés et mis à l'abri rapidement, et la zone a aussitôt été bouclée en surface".

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Twitter plutôt que l'application

"Nous avons privilégié les réseaux sociaux et nous avons très rapidement fait un point presse pour donner au plus vite les informations dont nous disposions. Il n'était pas nécessaire d'activer l'application", estime le porte-parole du ministère de l'Intérieur. L'application est activée quand les autorités estiment qu'il y a un réel risque pour la population environnante. 

Critiquée pour avoir été déclenchée trop tard lors l'attentat de Nice (plus de deux heures après les faits) en juillet 2016, l'application SAIP n'a pas failli à sa tâche ce vendredi 3 février, puisqu'elle n'était tout simplement pas adaptée à la situation. 

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L'application SAIP (Système d'alerte et d'information des populations) n'a pas été activée, sur décision du préfet.
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