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PSA présente une rentabilité exceptionnelle

Le millésime 2018 est historique pour le groupe de Sochaux, que l’on croyait subclaquant il n’y a pas si longtemps.

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PSA présente une rentabilité exceptionnelle Crédit Image : SEBASTIEN BOZON / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Christian Menanteau édité par Quentin Marchal

Le groupe PSA roule sur l'or. En 2018, le bénéfice net est tout simplement en hausse de 47%, proche de 3 milliards d'euros et l’entreprise automobile dispose d’une réserve financière de 9 milliards d'euros

La firme au Lion a donc retrouvé ses crocs et s'avère désormais aussi rentable que les monuments de l’automobile allemande que sont BMW ou encore Mercedes. Comme quoi, les entreprises françaises quand elles s’en donnent la peine et les moyens peuvent rivaliser avec les meilleures.

Ces résultats exceptionnels n’ont pourtant pas emballé les marchés financiers puisque le titre a perdu près de 3% après l’annonce de ses performances. C’est à priori incompréhensible tant l’intégration d’Opel est un plein succès. La firme allemande est redevenue bénéficiaire en 18 mois alors que son ancien propriétaire, General Motors, a aligné les pertes 20 ans durant avec cette marque. Mieux, les dirigeants du groupe français promettent même qu’un Brexit dur n’affectera pas leurs activités à moyen terme.

Une méfiance de la Bourse concernant le marché américain

PSA et ses marques Peugeot, Citroën, DS, Opel-Vauxhall a vendu 3,88 millions de véhicules l’an dernier. C’est très respectable mais 80% de ses ventes ont été réalisées en Europe et non en Chine, le marché de l’avenir, où PSA recule, ni en Iran où le veto américain l’a contraint à s’effacer.

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Pour compenser ces points de faiblesse, le groupe veut renouveler l’aventure américaine. L’Amérique c’est du rêve mais aussi une grosse prise de risque. Et le risque, les boursiers détestent. Voilà pourquoi ils n’ont pas fêté les très belles performances sochaliennes.

Les empires n’aiment pas qu’on leur morde les mollets. Citroën et Peugeot, ont déjà tenter leur chance au Far West. On se souvient que les taxis jaunes new-yorkais étaient des Peugeot dans les années 80. On se souvient aussi que la percée fut éphémère et que 10 ans plus tard ces marques ont traversé l’Atlantique dans l'autre sens. 

Aujourd’hui PSA est mieux armé, son patron M. Tavares, qui a dirigé Nissan aux Etats Unis, maîtrise ce marché. Alors est-ce que cela sera suffisant pour que l’inspecteur Colombo troque sa 403 pour un SUV 5008 ? Les investisseurs demandent à voir et craignent les foucades de Donald Trump qui déteste l’Europe et ses voitures en particulier.

Les Plus

 - Coup de chaud entre Paris et la Haye concernant le dossier Air France-KLM. L'État néerlandais a pris plus de 12% du capital. Les risques de reprise en main d'Air France inquiètent manifestement les Néerlandais. Un conseil d'administration va se tenir ce mercredi 27 février.

- Après la Société Générale et BNP Paribas, c'est la Banque Postale qui va à son tour, alléger ses effectifs

La note du jour

4/20 à Elon Musk qui continue de tweeter des informations sur les performances de sa compagnie Tesla alors que le gendarme de la Bourse lui interdit de communiquer, ce qui affole les investisseurs. 

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