2 min de lecture Économie

Coronavirus : pommes de terre, bière, vin... Que faire des excédents ?

PODCAST - Chaque jour, François Lenglet et Catherine Mangin se penchent sur les bouleversements économiques que provoque la crise du coronavirus. Dans cet épisode, ils s'intéressent à la question des excédents de pommes de terre ou de bière non vendus.

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37. Coronavirus : pommes de terre, bière, vin... Que faire des excédents ? Crédit Image : RTL Originals | Crédit Média : RTL Originals | Durée : | Date : La page de l'émission
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François Lenglet et Catherine Mangin

La fermeture des restaurants, des bars et fast-foods a une conséquence inattendue sur les producteurs agro-alimentaires français. Dans les fast-foods et les cantines, on mange beaucoup de frites. Donc plus frites. Les usines des géants de la frite industrielle ont également été à l’arrêt. Résultat : la France croule sous la pomme de terre.

D’après le Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre (GIPT), 450.000 tonnes sont non écoulées. La France produit 6 à 7 millions de tonnes de pommes de terre et elle est le premier exportateur mondial de tubercules. C’est une situation embarrassante qui se produit dans d’autres secteurs. Par exemple, la bière. À cause de la fermeture des cafés et l’annulation des festivals, 10 millions de litres de bière ont été produits et n’ont pas trouvé preneur.

Mais pourquoi ces produits n’ont pas été vendus par la grande distribution ? On pouvait les consommer à domicile. Le problème, c’est le conditionnement. Les pommes de terre destinées à des grossistes sont vendues en vrac et pas en filets. Et la bière est stockée en fûts. La bière périme et la patate pourrit. Elle peut même déclencher des maladies fongiques.

Un immense gâchis

Alors pourquoi ne pas donner ces aliments à ceux qui en ont besoin ? Il y a déjà 5,5 millions de personnes qui reçoivent une aide en France, plus les saisonniers sans travail, les parents qui n’ont plus la cantine, les indépendants… Là encore, il y a un problème de conditionnement et puis qui assume le coût du transport ? Le GIPT a évalué à 35 millions d’euros le coût de l’acheminement dans des centres de distribution.

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Quant à l'aide alimentaire internationale, pas facile non plus, pour une cause inattendue… Le lait par exemple, conditionné en poudre, en Afrique. Cela déstabilise complètement les filières de production locale, qui font faillite. Le secteur des spiritueux a trouvé la solution : des milliers d'hectolitres d'alcool ont été recyclés en gel désinfectant, avec l'autorisation de Bruxelles. Idem pour la betterave, qui produit de l'alcool (un mètre carré, un litre).

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