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Coronavirus : les entreprises incitées à régler leurs factures en temps et en heure

Un comité de crise a été mis en place pour surveiller les entreprises. Une vingtaine de grandes sociétés seraient ainsi suivies de près, dont certaines menacées d’être nommées publiquement.

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Coronavirus : les entreprises incitées à régler leurs factures en temps et en heure Crédit Image : Pixaday | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Anais Bouissou
Anaïs Bouissou édité par Youen Tanguy

Il faut payer ces dettes. C'est peu ou prou le message envoyé par l'État à destinations des entreprises. Car si aux chantiers qui cessent, à l’économie au ralenti et aux difficultés de trésorerie s'ajoute l’effet délétère des mauvais payeurs qui font traîner les factures, les entreprises ne s'en sortiront pas. 

C’est pour cette raison qu’un comité de crise a été mis en place pour surveiller que les entreprises, notamment les plus grandes, payent bien ce qu’elles doivent à leurs prestataires. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a d'ailleurs indiqué à plusieurs reprises qu’un mauvais payeur n’aurait pas le droit au soutien de l’État.

Mais les mauvais payeurs sont-ils si nombreux que cela ? Il semblerait bien que oui. Selon le dernier rapport de l'Observatoire des délais de paiement, seuls 44% des entreprises règlent toutes leurs factures en temps et une heure, avec un retard moyen pour le grosses structures de 15 jours.

Rien que la semaine du 30 mars, après le début du confinement, le nombre d'entreprises n'ayant pas réglé leurs dettes a été multiplié par trois par rapport à il y a un an. Certaines entreprises, plutôt que de payer leurs dettes, auraient préféré stocker leur argent pour se faire un petit matelas de trésorerie par temps de crise.

Des entreprises menacées d'être nommées publiquement

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Selon une étude publiée de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME)  un chef d’entreprise sur deux craint la faillite, notamment à cause des retards de paiement. Une vingtaine de grandes entreprises seraient ainsi surveillées de près, dont certaines menacées d’être nommées publiquement si elles ne règlent pas rapidement leurs dettes. Et les commandes publiques sont également concernées. 

Une bonne nouvelle toutefois. Dix bons payeurs sont mis en avant par le comité de crise sur les délais de paiement : Danone, EDF, L’Oréal, Sodexo ou encore Système U. Des entreprises dites solidaires et qui, on l’espère, resterons moteurs de l’économie française.

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