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Chambéry : enquête sur le décès de trois nourrissons à l'hôpital

Après la mort de trois nourrissons à l'hôpital de Chambéry début décembre, une enquête a été ouverte

Une paire de menottes dans une commissariat de police d'Arras, le 20 novembre 2013
Une paire de menottes dans une commissariat de police d'Arras, le 20 novembre 2013 Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le parquet a ouvert une enquête préliminaire après la mort de trois nourrissons à l'hôpital de Chambéry début décembre, qui pourrait être liée à une contamination par des poches alimentaires. "L'enquête porte sur une éventuelle contamination par des poches alimentaires pour alimenter les enfants par perfusion", a confirmé Fabienne Moulinier, vice-procureure à Chambéry.


Les trois nourrissons, parmi lesquels deux prématurés, sont morts les 6, 7 et 11 décembre. Un quatrième a pu être sauvé in extremis. Les parents d'un des nourrissons morts, originaires de Haute-Savoie, ont déposé plainte contre l'hôpital le 23 décembre. Le parquet a ouvert une enquête dans la foulée et les premières auditions ont débuté lundi. "On n'est pas certain à ce jour que la responsabilité de l'hôpital soit établie. Il faut remonter toute la chaîne de production de ces produits et faire des analyses", a précisé Fabienne Moulinier. "C'est une enquête très technique et qui va demander du temps".

Un quatrième bébé sauvé


Le père d'un des nourrissons mort a indiqué que les poches contaminées venaient d'un lot de 137 poches, dont 102 ont été détruites ou utilisées. Le nombre de poches contaminées est inconnu à ce jour, a toutefois assuré le parquet. "Ce sont des poches qui ont une durée de péremption assez courte et qui ne sont pas conservées quand elles ne sont pas utilisées", a expliqué la vice-procureure.

"Certaines ont été utilisées et n'ont rien provoqué", a-t-elle ajouté. "Quand, comment et par quoi ont été contaminées ces poches? Pour l'instant, on l'ignore", a résumé la magistrate. Les enquêteurs devraient notamment se tourner vers le laboratoire qui les fabrique, ainsi que vers le service qui assure leur livraison pour savoir d'où peut venir la contamination.

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"Il y a plein d'intervenants sur la chaîne", a souligné Moulinier, en ajoutant que la contamination n'était pas liée à un "acte volontaire". Mi-décembre, l'hôpital de Chambéry s'était déjà retrouvé au cœur de la tourmente médiatique après la mise en examen d'une aide-soignante soupçonnée d'avoir empoisonné ou tenté d'empoisonner neuf pensionnaires d'une maison de retraite de Jacob-Bellecombette (Savoie), qui dépend du centre hospitalier de Chambéry. Six de ces neufs pensionnaires sont morts depuis octobre. L'aide-soignante, âgée de 30 ans, a été incarcérée.

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