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Michel Cymes explique l'augmentation des cas de syphilis en France

Depuis 2010, la syphilis fait son retour en Europe et particulièrement en France. Une augmentation qui coïncide avec la diminution de la peur du sida.

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Michel Cymes explique l'augmentation des cas de syphilis en France Crédit Média : RTL | Date :
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Michel Cymes édité par Noé Blouin

On a d'abord appelé la syphilis la "maladie de Naples", ou le "mal français", à cause d'une affaire qui remonte à 1495. Cette année-là, le roi Charles VIII s’empare de la ville de Naples mais son armée est rapidement mise au tapis par une épidémie de syphilis. Remarquez, on aurait tout aussi bien pu appeler ça le "Mal du Nouveau Monde" vu que la première épidémie européenne est survenue juste après le retour de Christophe Colomb et de ses hommes de leur périple américain.



En tout cas, quel que soit le petit nom que vous lui donnez, la syphilis reste la syphilis, à savoir une infection bactérienne sexuellement transmissible, dont on a cru être débarrassé au tournant des années 2000. Hélas, elle recommence à grignoter du terrain en Europe et donc en France.

Cette recrudescence est une sorte de dégât collatéral de la diminution de la peur du sida. Aujourd’hui, malheureusement, le HIV fait moins peur qu’il y a quelques années. C’est sans doute dû aux avancées de la trithérapie et à une information qui s’est ramollie. La conséquence, c’est que les hommes homosexuels se protègent moins et s’exposent donc plus aux IST comme la syphilis. Le retour en force de la maladie les affecte au premier chef, si l’on en croit les statistiques de Santé Publique. Dans plus de 80% des cas de syphilis, il est question d’hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. 

Sur la période 2010-2017, les cas présents en Europe ont augmenté de 70%. Mais ce chiffre cache des disparités. Et c’est en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, à Malte, en Irlande et surtout en Islande que l’on bat des records.

La meilleur façon de l'éviter : bien se protéger.

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Il est important de bien faire attention aux symptômes. Vous voyez apparaître de petites plaies ou des éruptions sur la peau ou sur les muqueuses. En général, elles vont se nicher à des endroits qui ne trompent pas : la langue, les lèvres, la gorge, l’anus, les organes génitaux. 

Il arrive qu’on n’y prête pas trop attention parce qu’il n’y a pas de démangeaison particulière. Mais on a tort. Parce qu’une syphilis qui n’est pas traitée peut à terme toucher les nerfs, le cœur, les artères, les yeux et le cerveau avec les conséquences que vous imaginez. Vous aurez donc compris qu’il vaut mieux réagir en cas de doute. Et le meilleur moyen d’être fixé, c’est la prise de sang. En une semaine, on a le résultat.

Il n'existe malheureusement pas de vaccin. En matière de prévention, le seul qu’on peut protéger, c’est le fœtus, en donnant de la pénicilline à la future mère si elle est atteinte. Pour le reste, on dispose d’antibiotiques efficaces, ce qui n’est pas une raison pour multiplier les conduites à risques parce que la syphilis, ce n'est pas pas les oreillons : on peut l’attraper plusieurs fois dans sa vie. D’où l’intérêt de rappeler que quand on n’est pas abstinent ou cantonné à un seul partenaire, fiable, on doit utiliser le préservatif.

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