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Essai clinique sauvage : "Ça fait quelques années qu'ils le préparaient", dit un médecin

INVITÉ RTL - Le professeur de neurologie, Philippe Damier, revient sur la découverte d'essais cliniques sauvages dans une abbaye près de Poitiers. Ils promettaient un traitement miracle contre des maladies d'Alzheimer et de Parkinson.

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Essai clinique sauvage : "Ça fait quelques années qu'ils le préparaient", dit un médecin Crédit Image : AFP / FRED DUFOUR | Crédit Média : RTL | Date :
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Stéphane Carpentier édité par Ryad Ouslimani

Des personnes atteintes notamment des maladies de Parkinson ou Alzheimer se rendaient dans une abbaye près de Poitiers pour recevoir un traitement expérimental. Ces quelques 350 patients vulnérables, attirés par ce "traitement miracle", ont été victimes de fausses informations. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, dénonce "un vrai scandale" concernant cet essai scientifique dit "sauvage", car non autorisé. 

"Vous devez le faire dans des locaux, qui ont reçu un agrément pour faire des essais thérapeutiques chez l'humain", explique sur RTL le professeur de neurologie Philippe Damier, président du comité scientifique France Parkinson. "On a vraiment eu des indications qu'il y avait quelque chose qui se passait à la fin du printemps 2019", confie le médecin. 

Des formulaires remis à des patients indiquaient qu'il fallait stopper les traitements classiques afin de pouvoir participer à l'essai, et ne pas en parler à son neurologue. "Ça faisait quelques années qu'ils (les deux professeurs qui conduisaient l'essai) préparaient le lancement de l'application de ces patchs", raconte le Pr Damier. 

Le médecin a lancé l'alerte au printemps 2019, mais ce n'est donc qu'en septembre que l'Agence de sécurité du médicament est intervenue. "Ils ont potentiellement beaucoup d'alertes, ils font des vérifications. Ils ont dans une premier temps envoyé une lettre au professeur Fourtillan pour avoir des explications. Il y a eu une réponse, elle n'a pas satisfait, ils ont ensuite lancé une enquête", éclaire le Pr Damier. 

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