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Manuel Valls sur RTL : Hollande doit "montrer qu'un autre quinquennat avec la gauche est possible"

INVITÉ RTL - Le Premier ministre rappelle que la gauche a "une longue histoire". "On ne coupe pas avec cette histoire, il faut rassembler la gauche", explique-t-il.

Elizabeth Martichoux L'invité de RTL Elizabeth Martichoux
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Manuel Valls, invité de RTL le 6 septembre 2016 Crédit Image : Frédéric Bukaljo / Sipa pour RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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MariePierreHaddad75
Marie-Pierre Haddad
et Clarisse Martin

Manuel Valls essuie une rentrée délicate. Le Premier ministre a dû faire face à un nouveau désaveu de la part de son gouvernement sur le burkini. Quelques jours après avoir recadré Najat Vallaud-Belkacem, le chef du gouvernement a publié une tribune sur Le Huffington Post, lundi 5 septembre. Il répond fermement à un article du New York Times, donnant la parole à des femmes voilées en France.

Selon lui, cette tenue est une "provocation". "Par son histoire, sa géographie, par son immigration, la France entretient des liens très forts avec l'Islam. Ce que je conteste avec la plus grande vigueur, c'est que la journaliste donne la parole à des femmes de confession musulmane en prétendant que leur voix serait étouffée, et ce, pour dresser le portrait d'une France qui les oppresserait. Par ailleurs, elle n'explique pas ce que sont les principes républicains : liberté, égalité, fraternité, et la laïcité à la française", ajoute-t-il.

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Autre polémique : la démission d'Emmanuel Macron du gouvernement. Après des mois de tensions et de recadrage, l'ancien ministre a décidé de se consacrer pleinement à son mouvement politique "En Marche !". "Chacun son itinéraire, son destin, en tenant compte aussi des principes... J'ai un principe : c'est la loyauté, la loyauté à l'égard du président de la République, bien sûr, mais aussi la loyauté vis-à-vis des Français (...) Dans ces moments-là, on ne peut pas partir, on ne peut pas déserter", a déclaré Manuel Valls à propos de la décision du protégé de François Hollande. À onze mois de l'élection présidentielle, de nombreuses questions restent à trancher pour Manuel Valls : François Hollande sera-t-il le candidat du Parti socialiste ? Emmanuel Macron peut-il jouer les trouble-fêtes ? Comment faire face à la candidature de Nicolas Sarkozy ?

Revivez l'interview de Manuel Valls

8h39 : Emmanuel Macron est-il un allié ou un rival ? "C'est à lui de choisir. Cette gauche du réel, sociale, qui réforme, cette gauche qui assume les responsabilités dans l'exercice du pouvoir, c'est moi", répond Manuel Valls. L'idée du dépassement du Parti socialiste, je le dis depuis des mois, des années (...) Sur le rassemblement face à l'extrême droite et au bloc réactionnaires, je ne cesse de le dire. Nous avons une longue histoire de la gauche française (...) On ne coupe pas avec cette histoire, il faut rassembler la gauche. Il n'y a pas de voix possibles en dehors de cette famille politique".

Le Premier ministre poursuit : "J'espère que François Hollande, dans un discours attendu dans deux jours, aura l'occasion de donner du sens et d'être le garant des institutions et de la République et de montrer qu'un autre quinquennat avec la gauche est possible. La place d'Emmanuel Macron est là-dedans". 

8h35 : Sur le terrorisme, Manuel Valls explique qu'"il faut protéger les Français, tous les moyens doivent être mis en place et nous le faisons. La menace terroriste n'a jamais été aussi élevée. Il faut lutter contre la radicalisation avec un certain nombre signalement par les écoles et les services sociaux. Il faut aussi s'attaquer aux causes profondes. C'est une guerre qu'on nous mène et elle est totale". Le chef du gouvernement estime qu'"il faut entraîner la communauté internationale et redonner de l'espoir. Il faut un projet pour le pays mais malgré tout nous allons vivre pendant dix ans avec cette menace terroriste".

8h27 : Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, s'est opposée à Manuel Valls sur les boues rouges au large de Cassis, dans les Bouches-du-Rhône. Manuel Valls explique qu'"il n'y aura plus que des rejets liquides. Ils peuvent être pour certains polluant (...) Il n'y a plus de rejet des boues rouges. Je ne recadre pas, je rappelle les processus. Nous avons eu une discussion avec Ségolène Royal, j'ai pris connaissance des avis et j'ai pris cette décision". Concernant ses divergences sur le sujet avec la ministre de l'Environnement, Manuel Valls déclare que : "Quand une décision est prise, elle est prise et je l'assume. C'est comme ça que l'on gouverne et que l'on rend ses lettres de noblesse à la politique".

8h25 : Un auditeur interpelle le Premier ministre sur la situation des jeunes diplômés au chômage : "J'encourage les entreprises à embaucher des jeunes, à les former. Il faut les aider, c'est le rôle des chambres de commerce et des régions", explique Manuel Valls.

8h23 : La France est sans nouvelle de "plusieurs compatriotes" au Gabon. "Des arrestations ont eu lieu ces derniers jours", a expliqué le ministère qui exprime sa "vive préoccupation". Manuel Valls confirme que "nous sommes sans nouvelle d'une quinzaine de personnes et nous demandons aux autorités gabonaises que tout soit fait pour les retrouver et nous espérons avoir des informations le plus vite possible les concernant". 

8h04 : Manuel Valls va désormais répondre aux questions des auditeurs et des internautes de RTL.

7h55 : "15.000 individus radicalisés sont suivis, 689 sont en Syrie et en Irak dont 275 femmes et 17 mineurs. Il y a 203 personnes qui sont revenus et 195 qui sont décédées (...) Il y a la nécessité de bâtir un islam de France, profondément républicain. C'est la tâche de Bernard Cazeneuve. Il y a une minorité qui veut imposer sa vision des choses et c'est cela que nous devons combattre. C'est l'école laïque de la République qui transmet les savoirs", dit Manuel Valls. Le Premier ministre a publié une tribune où il reproche au New York Times d'avoir fait preuve de "complaisance vis-à-vis de femmes qui fréquentent un campement interdit aux Blancs". Il explique avoir "voulu préciser les choses, nous protégeons les musulmans de France. Ma responsabilité est de défendre mon pays que j'aime par-dessus tout et contre toutes les caricatures. C". 

7h51 : "Il faut continuer cette baisse de l'impôt", assure Manuel Valls. "Depuis que je suis premier ministre, j'agis pour baisser les impôts des ménages modestes et des classes moyennes. C'est vrai que les impôts sur les ménages ont trop augmenté entre 2010 et 2014, quand la droite et la gauche étaient au pouvoir. Depuis, ils ont baissé en 2014, 2015, 2016. Il faut continuer", ajoute-t-il.

Le Premier ministre glisse une attaque à Emmanuel Macron : "Pour pouvoir réformer il faut agir, et pour agir il faut être au gouvernement (...) Gouverner, c'est aussi faire des compromis. S'il faut donner un nouveau quinquennat à la gauche, ce sera pour aller plus loin. Il y a des résultats (...) La croissance revient mais il faut lutter encore contre les inégalités dans les écoles, conforter notre modèle social et renforcer la sécurité des Français". 

7h49 : Le parquet de Paris a demandé un procès pour Nicolas Sarkozy et treize autres personnes, mises en examen dans l'affaire Bygmalion. Cette décision vient assombrir le futur pour le candidat à la primaire Les Républicains. Manuel Valls estime que "quand on a exercé une responsabilité d'État, il faut respecter les règles de la Constitution. les responsables publics n'ont pas à la mettre en cause et insinué que ce serait une manœuvre politique. C'est insupportable".

7h47 : Manuel Valls se dit "triste et dégoûté" par les accusations de Jérôme Cahuzac. 

7h45 : À l'ouverture de son procès pour fraude fiscale, l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac a lâché une bombe : son premier compte ouvert en Suisse en 1992 a servi à "financer" le courant politique de Michel Rocard. Manuel Valls commente cette annonce : "Non je ne suis évidemment au courant de rien. Je ne vais pas commenter un procès en cours. je suis chef du gouvernement, la justice est indépendante. Je sais deux choses c'est que Rocard est le premier responsable politique a avoir permis une loi sur la transparence des comptes de campagne. Comme Michel Rocard est décédé, on a du mal à suivre Jérôme Cahuzac". 

7h30 : Manuel Valls est arrivé dans les locaux de RTL.

7h23 : Dans quelques minutes, Manuel Valls répondra aux questions d'Elizabeth Martichoux. Rendez-vous dès 7h45.

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INVITÉ RTL - Le Premier ministre rappelle que la gauche a "une longue histoire". "On ne coupe pas avec cette histoire, il faut rassembler la gauche", explique-t-il.
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2016-09-05 19:09:00
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