2 min de lecture Nicolas Anelka

Nicolas Anelka, le "rebelle" individualiste

PORTRAIT - Individualiste et rebelle, Nicolas Anelka n'en finit plus de faire parler de lui, en particulier en dehors des terrains.

Nicolas Anelka au White Hart Lane, à Londres, en décembre 2013
Nicolas Anelka au White Hart Lane, à Londres, en décembre 2013 Crédit : AFP/I.Kington
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Nicolas Anelka est l'un des joueurs qui symbolise le plus l'individualisme dans le football. Pourtant timide et discret, il est probablement le footballeur français qui a le plus défrayé la chronique, provoquant de multiples polémiques.

Dernière en date, la "quenelle" réalisée le 28 décembre sur la pelouse de West Ham pour célébrer un but avec ses coéquipiers de West Bromwich Albion. Un nouveau coup d'éclat à 34 ans, qui confirme qu'il ne s'est jamais assagi.

Je n'ai pas besoin de l'équipe de France

Nicolas Anelka en 2003
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Il ne faisait pourtant plus tellement parler de lui depuis ce fameux été 2010 où il avait sorti son "Va te faire enculer, toi et ton système de merde", adressé au sélectionneur Raymond Domenech à la Coupe du monde. Dans la foulée, il s'était lâché dans France Soir, pour réagir à sa suspension de 18 matches en sélection : "Avec Chelsea, de toute façon, je joue déjà en bleu tous les week-ends. Cette histoire de commission est une mascarade. Ce sont de vrais clowns, ces gens. Je suis mort de rire".

Trois exemples qui démontrent un mépris affiché tout au long de sa carrière professionnelle, démarrée il y a 17 ans, pour les Bleus. "Je n'ai pas besoin de l'équipe de France", disait-il en 2003 dans Paris Match.

Une carrière en dents de scie

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Ses entraîneurs, ses coéquipiers ou encore les médias n'ont jamais été épargnés non plus. "Un homme sans ennemi est un homme sans valeur. Comme l'époque adore les hypocrites, je ne m'attends pas à n'avoir que des amis. Dans un futur proche, j'envisage de décerner et d'organiser la cérémonie du journaliste de plomb, qui récompensera le plus bidon d'entre eux. Le choix s'annonce délicat tant les candidats sont nombreux", avait-il déclaré en octobre 2012 au Parisien Magazine.

Cette attitude désinvolte ne l'a toutefois pas empêché de jouer pour le Real Madrid ou Chelsea, deux des meilleures équipes du monde. Mais, preuve de son côté perso, il n'est jamais resté bien longtemps dans un même vestiaire : il a changé de maillot à onze reprises. De nombreux transferts, parfois dans des clubs de seconde zone comme le Fenerbahçe ou Bolton, qui lui ont permis de récolter des contrats lucratifs.

"Le rebelle en Ferrari"

D'ailleurs, Nicolas Anelka n'a pas hésité à s'exiler entre 2012 et 2013 en Chine, pour un salaire annuel d'environ 10 millions d'euros. Mais pour lui, il n'y a aucun souci avec cette escapade en Asie. C'est plutôt la France qui a "un problème avec l’argent", assurait-il en 2009 à 20 minutes.

Cet indépendant d'esprit, qui a récemment dit être "anti-système" pour justifier sa "quenelle", est aussi moqué pour ses contradictions. Alors qu'il s'oppose à l'establishment, il est parfois surnommé "le rebelle en Ferrari" par la presse.

Toutes ses frasques ne datent pas d'hier. Dès l'âge de 17 ans, l'enfant de Trappes, alors considéré comme l'un des plus grands espoirs du football français avec Thierry Henry et David Trézéguet, claque la porte de son club formateur, le Paris Saint-Germain, pour rejoindre Arsenal. C'est à partir de cet épisode que la légende du surdoué ingérable est née.

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