1 min de lecture JO Sotchi 2014

JO : des athlètes russes auraient inhalé du xénon, la Russie n'y voit aucun problème

Afin d'améliorer leurs performances, des athlètes russes auraient inhalé du xénon. Pour un responsable médical russe, il n'y aurait "rien de mal" à consommer ce gaz non-illégal.

Les drapeaux des Jeux Olympiques et de la Russie lors de la cérémonie de clôture des JO 2014
Les drapeaux des Jeux Olympiques et de la Russie lors de la cérémonie de clôture des JO 2014 Crédit : ANDREJ ISAKOVIC / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Et si la Russie avait trouvé la solution miracle, ou plutôt le gaz miracle, pour booster les performances des sportifs et finir en tête du tableau des médailles à Sotchi avec 33 décorations dont 13 en or ? La télévision allemande WDR, dans un reportage diffusé lundi soir, ainsi que d'autres médias au cours du mois, ont affirmé que certains athlètes russes de haut niveau auraient eu recours au xénon pour améliorer leurs performances, et ce depuis les Jeux de 2004 à Athènes et jusqu'aux récents JO d'hiver.

Mais pour le pays organisateur des Jeux de Sotchi, il n'y a pas matière à polémiquer car "le xénon n'est pas un gaz illégal, a assuré Vladimir Uiba, le patron de l'Agence fédérale russe de biomédecine (FMBA), mercredi 26 février. Nous avons pour principe de ne pas utiliser ce qui est interdit par l'agence mondiale antidopage (AMA). Il est possible que nos sportifs aient eu recours à des inhalateurs de xénon, mais il n'y aurait rien de mal à cela. Ce n'est pas destructeur et cela ne provoque pas d'effets secondaires".

L'inhalation de xénon favorise la production naturelle d'érythropoïétine (EPO), qui contribue au développement des globules rouges dans le sang et donc à l'amélioration de la performance. L'apport externe d'EPO, par injections, comme cela a été plusieurs fois le cas dans le milieu du cyclisme, est clairement considéré comme du dopage, mais l'utilisation d'une autre méthode pour stimuler la production naturelle d'EPO n'est pas interdite.

Selon un article de The Economist, début février, un document élaboré par l'Institut de recherche du ministère russe de la Défense en 2010 avait défini les conditions entourant l'utilisation de xénon par les athlètes. La Russie jusqu'à ces dernières années avait une réputation désastreuse en matière de dopage, réputation remontant notamment à l'époque soviétique. Mais le pays a désormais pris des mesures avec notamment la création de sa propre agence antidopage (RUSADA).

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