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L'équipe de France et l'Espagne avec la pancarte, l'Argentine et le Portugal attendus… Découvrez nos favoris pour la Coupe du monde 2026

Pour M6/RTL, Alain Boghossian et Benoît Cheyrou analysent les différentes équipes qui candidatent à la victoire finale, avec nos journalistes dans "On refait le match". Le Mondial se déroule du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Lionel Messi (Argentine), Mikel Oyarzabal (Espagne), Kylian Mbappé (France), Cristiano Ronaldo (Portugal).

Crédit : AFP

Gabriel Joly

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Faites vos jeux. La Coupe du monde 2026 débute jeudi 11 juin avec un match d’ouverture à l’Azteca de Mexico entre le Mexique et l’Afrique du Sud, avant cinq semaines de compétition qui doivent nous mener jusqu'à la finale du 19 juillet prochain dans le New Jersey. D’ici là, 48 équipes vont s’affronter dans un format inédit avec l’introduction de seizièmes de finale, aux États-Unis, au Canada et donc au Mexique. Sur le papier, un quatuor de favoris se dégage, avec de possibles surprises venues du continent africain.

Pour RTL, le champion du monde 1998 Alain Boghossian, ainsi que le consultant M6 Benoît Cheyrou, sacré en 2010 avec l'OM en Ligue 1, font le tour des forces en présence, épaulés par nos journalistes Philippe Sanfourche et Nicolas Georgereau dans On refait le match.

À noter que vous pourrez suivre les meilleures affiches - 54 matchs - en direct et en clair sur la chaîne M6 ou en streaming sur M6+, dont l’intégralité des rencontres de l’équipe de France, les demi-finales et la finale. Si vous ne veillez pas les nuits ? Facile, les résumés de l’intégralité de la compétition, les moments forts et les coulisses seront disponibles sur M6+ et sur RTL.fr.

⭐⭐⭐⭐⭐ : France, Espagne

Pour la dernière aventure de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France, les Bleus font évidemment partie des favoris. Après le sacre de 2018 et la finale de 2022, le sélectionneur est parvenu à faire émerger de nouveaux talents pour régénérer son groupe, à l’image de Désiré Doué et Michael Olise, qui vient d’inscrire un triplé. Mais également une flopée de remplaçants capables de faire basculer les rencontres comme Bradley Barcola et Rayan Cherki. Les cadors aussi sont là : Kylian Mbappé en capitaine et Ousmane Dembélé, qui bénéficie d’un nouveau statut depuis son Ballon d’or avec le PSG. Reste à savoir si cette formule ultra-offensive avec quatre attaquants paiera, alors que des doutes sont apparus au fil des derniers matchs autour de la défense tricolore, assez perméable.

À écouter aussi

"Pour moi, ils sont largement au-dessus dans toutes les lignes. Si tout le monde respecte les changements de position, les replacements défensifs et se met au service du collectif, l'équipe de France est au-dessus de toutes les équipes", rassure Alain Boghossian. Idem pour Benoît Cheyrou : "Quand un de devant est un peu moins bien, un autre va faire la différence comme Olise. Je me mets à la place des nations qui vont jouer contre la France… Comment tu défends contre autant de talents, des joueurs qui permutent, qui savent jouer à tous les postes, qui prennent la profondeur, décrochent et sont aussi capables d'éliminer deux ou trois joueurs ?". La poule corsée avec le Sénégal, l’Irak et la Norvège devrait permettre d’y voir rapidement plus clair sur nos chances réelles de troisième étoile. 

À écouter

LA QUOTIDIENNE - La France fait-elle vraiment partie des favoris de la Coupe du monde ?

00:19:28

Championne d’Europe en titre, l’Espagne s’avance elle aussi avec le costume de prétendante, grâce à un effectif pétri de talent autour de Pedri et Rodri, toujours présents au milieu, ainsi que la jeune star Lamine Yamal. Touché aux ischio-jambiers, l’ailier barcelonais ne sera pas à 100% pour le début de la compétition, comme Nico Williams, et c’est bien la seule inconnue de l’équipe de Luis de la Fuente, où aucun joueur du Real Madrid ne figure pour la première fois de l’histoire. Si elle n’a plus gagné le moindre match à élimination directe depuis son titre en 2010, la Roja animée par son collectif liquide pourrait bien tout emporter sur son passage. "Cette équipe est redoutable, puisque les deux dernières confrontations face aux Bleus, que ce soit l'Euro [2-1] ou la Ligue des Nations [5-4], ont tourné à l'avantage de l'Espagne. On a même frôlé en Ligue des Nations une petite correction. Mais si Lamine Yamal n'est pas au sommet de son art, cela redistribue un peu les cartes", rappelle Philippe Sanfourche, envoyé spécial pour RTL dans On refait le match.

⭐⭐⭐⭐ : Argentine, Portugal

À l’échelon du dessous, on retrouve évidemment les tenants du titre argentins, toujours rangés derrière Lionel Messi (39 ans). "Il peut emmener son équipe, donner de la confiance aux siens et inspirer de la crainte dans les yeux et les appuis des adversaires. Mais il n'y a pas que lui", souligne Benoît Cheyrou. Parti à l’Inter Miami, l’octuple Ballon d’or est le chef d’orchestre de cette sélection, qui ressemble encore à celle vainqueure de la France en finale à Doha (3-3, 4-2 t.a.b.) : dans les gros noms, seul Angel Di Maria manque à l’appel. Pour le reste, Emiliano Martinez est toujours dans les buts, Enzo Fernandez est présent, tandis que Lautaro Martinez et Julian Alvarez auront un rôle à jouer offensivement. Leur expérience sera un atout, sachant que personne n’a conservé le trophée depuis le Brésil en 1962. "L'Albiceleste est capable d'avoir beaucoup de vices", rappelle Benoît Cheyrou.

De tous les pays qui ne l'ont jamais gagné, le Portugal en est incontestablement le plus proche. Pour la probable dernière danse de Cristiano Ronaldo (41 ans), les Lusitaniens ont un réservoir fabuleux, incarné par le meilleur milieu du monde : Vitinha, Joao Neves et Bruno Fernandes. "La question, c'est de voir comment ça va prendre avec Ronaldo ? Quelle place va-t-il laisser ? Ça va être déterminant, mais avec ce milieu du PSG et éventuellement le recordman de passes décisives de Premier League, c'est prometteur", juge Benoît Cheyrou. Et ce, sans parler de la qualité de ses latéraux (Nuno Mendes, Joao Cancelo) et de ses nombreuses pépites dans l’effectif. Certes, le coach Roberto Martinez a souvent montré ses lacunes dans les rendez-vous majeurs, mais s’il y a bien une année où eux peuvent le faire, c’est maintenant.

⭐⭐⭐ : Allemagne, Angleterre

L’Angleterre est dans les starting-blocks. Toujours placés dans les derniers grands tournois mais souvent déçus, les Three Lions attendent un trophée depuis 60 ans. Exit Gareth Southgate, c’est désormais Thomas Tuchel aux manettes et l’Allemand a frappé fort avec sa liste, écartant des habitués comme Phil Foden, Cole Palmer Trent Alexander-Arnold ou Harry Maguire. Des choix qui font parler outre-Manche : "C'est un message costaud, il faut avoir du culot et cela rappelle 1998 quand Aimé Jacquet avait laissé de côté les Cantona, Ginola et Papin. Ses résultats lui donneront raison ou tort mais je trouve qu'il manque toujours quelque chose aux Anglais...", affirme Alain Boghossian, pas vraiment convaincu. Harry Kane et Declan Rice seront bien là pour mener les troupes, quand Jude Bellingham va devoir se battre pour sa place dès le premier tour assez relevé (Croatie, Ghana, Panama).

L’Allemagne est rentrée dans le rang, sans le moindre dernier carré en compétition depuis l’Euro 2016. Mais on ne doit jamais l'enterrer, à l'image du champion du monde français et consultant RTL : "Cela reste quand même une grosse anomalie ! Ils font partie des nations qui font toujours peur et ne seront pas très loin du compte", prédit-il au moment où nos voisins se présentent en Amérique sur une série de neuf victoires. Avec le retour de Manuel Neuer dans les cages et de bons petits éléments sur le front offensif (Deniz Undav, Kai Havertz, Florian Wirtz), ils peuvent espérer tirer leur épingle du jeu. On notera toutefois quelques blessures pouvant être préjudiciables avec les Munichois Serge Gnabry et Lennart Karl, quand Jamal Musiala n’a pas encore retrouvé la pleine possession de ses moyens. Il faudra envoyer les chevaux d’entrée face au Curaçao, à la Côte d’Ivoire et l’Équateur.

⭐⭐ : Brésil, Sénégal, Maroc

Comme l’Allemagne, le Brésil sommeille depuis trop longtemps mais on lui trouve tout de même moins d’arguments, en dépit du retour en sélection de Neymar, rappelé par Carlo Ancelotti. Une manière pour la Fédération d'acheter la paix sociale, selon Alain Boghossian. "Pour eux, cela me semble encore trop tôt", observe-t-il. Si l’ex-milieu de l’OL, Bruno Guimaraes, a estimé que la Seleçao méritait plus de respect au vu de ses cinq étoiles et de la présence de réelles forces offensives avec Vinicius Jr et Raphinha, il faudra d’abord que les Auriverdes sortent indemnes de leur groupe pour espérer de grandes choses.

Dans cette poule, figure justement le Maroc qui a récupéré sur tapis vert la victoire à la CAN. Malgré le départ de Walid Regragui, remplacé par Mohamed Ouhabi, les Lions de l’Atlas ont conservé une ossature solide incarnée par Achraf Hakimi, Brahim Diaz et Yassine Bounou. Les voir rééditer leur performance de 2022, avec la première demi-finale pour une sélection africaine au Mondial ne serait pas totalement incongru. "Je pense que cette Coupe du monde peut être celle des surprises et je vois les équipes africaines peut-être aller loin", estime à ce titre Benoît Cheyrou.

En plus de citer les Marocains, l'ex-Marseillais n'oublie pas l'Algérie et le SénégalPremiers adversaires des Bleus et champions d'Afrique sur le terrain en attendant son recours devant le Tribunal arbitral du Sport, les Lions de la Teranga sont toujours menés par l’inoxydable Sadio Mané. L’objectif sera de faire mieux que leur quart de finale de 2002, atteint après une victoire inaugurale contre… l’équipe de France. Tiens donc !

⭐ : Belgique, Pays-Bas

Parmi les autres outsiders, les Pays-Bas - jamais champions du monde malgré trois finales - sont aussi à prendre en compte, mais un bémol sur l’attaque où évolue encore Memphis Depay, même exilé au Brésil. Au milieu, Frenkie de Jong et Ryan Gravenberch ont assez de bouteille, sans parler de Virgil van Dijk en charnière. À voir si le forfait de Jürrien Timber ne sera pas trop grave pour les ouailles de Ronald Koeman, avec une belle adversité dès l’entame (Japon, Suède, Tunisie).

On aurait pu citer la Norvège d’Erling Haaland, désireuse de frapper un grand coup pour son retour à la Coupe du monde après 28 ans d’absence, ou la Côte d’Ivoire et son roaster à faire pâlir plusieurs nations européennes, qui a fait des merveilles contre les hommes de Didier Deschamps en préparation. Mais la Belgique mérite de s'inviter dans cette liste. Soyons clair, voir les Diables rouges de Rudi Garcia soulever le trophée serait une surprise, mais avec une génération dorée qui fait de la résistance à l'instar de Kevin de Bruyne, Axel Witsel, Thibaut Courtois et Romelu Lukaku, ainsi qu'une suivante qui montre le bout de son nez dans le sillage de Jérémy Doku… "La Belgique, ça lui va bien ce rôle d'outsider. Elle n'est pas attendue et il y a le potentiel offensif", affirme notre journaliste Nicolas Georgereau pour On refait le match. Le plat pays a peut-être encore des choses à livrer, d’autant que son programme théorique est plutôt abordable jusqu’aux quarts.

La 23e édition de la Coupe du monde de football masculin se déroulera du 11 juin au 19 juillet. C'est la première à réunir 48 équipes. Elle sera à suivre sur RTL, M6 et M6+.

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