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Injures racistes lors de Dijon-Amiens : l'auteur présumé échappe à une mise en examen

L'homme soupçonné d'avoir proféré des cris racistes visant le défenseur et capitaine d'Amiens a été placé dimanche 14 avril sous le statut de témoin assisté.

Les joueurs de Dijon et Amiens sur le terrain après avoir entendu des cris racistes le 12 avril 2019
Les joueurs de Dijon et Amiens sur le terrain après avoir entendu des cris racistes le 12 avril 2019
Crédit : JEFF PACHOUD / AFP
Léa Stassinet & AFP

Le procureur avait pourtant requis sa mise en examen pour "provocation publique à la haine ou à la violence, en raison de l'origine ou la prétendue race, par paroles ou images" et "provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive". Mais le juge d'instruction n'a pas suivi ces réquisitions.

Dimanche 14 avril, l'homme soupçonné d'avoir proféré des cris racistes visant le défenseur et capitaine d'Amiens, Prince Gouano, lors du match de Ligue 1 contre Dijon vendredi 12 avril, a été placé sous le statut de témoin assisté, échappant ainsi à une mise en examen à ce stade de l'enquête. 

Le témoin assisté est un statut intermédiaire entre celui de simple témoin et de mis en examen. Il offre certaines garanties par rapport au statut de simple témoin mais les éléments à charge sont moins lourds que pour une mise en examen. 

Le suspect nie les faits

Le suspect, un supporter de 22 ans habitant Dijon qui nie les faits, "n'a donc pas été placé sous contrôle judiciaire. Le parquet envisage l'exercice d'une voie de recours", a écrit le procureur de la République de Dijon, Eric Mathais, dans un communiqué. 

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Vendredi 12 avril, après 77 minutes de jeu, le défenseur et capitaine d'Amiens, Prince Gouano avait quitté le terrain en lançant vers son banc de touche: "C'est fini, on joue plus, je ramène mes coéquipiers, on rentre dans le vestiaire". "J'ai entendu des bruitages de singe (...). Je me suis retourné et effectivement il y avait un monsieur qui regardait dans ma direction et qui continuait", avait-il indiqué dans la presse. 

Les peines encourues pour "provocation publique à la haine ou à la violence, en raison de l'origine ou la prétendue race, par paroles ou images" et "provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive" peuvent aller jusqu'à un an d'emprisonnement, pouvant être assorties d'une interdiction de stade pour une durée de 5 ans. 

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