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FIFA : qui pour remplacer Sepp Blatter à la tête de l'institution ?

REPLAY - On connaîtra le 26 janvier la liste définitive des candidats à l'élection du nouveau président de l'instance suprême du football. Cinq noms sont pour l'instant sur la ligne de départ. Mais un seul vœu : réformer.

Sepp Blatter le président de la Fifa le 15 mai 2015.
Sepp Blatter le président de la Fifa le 15 mai 2015.
Crédit : FABRICE COFFRINI / AFP
FIFA : qui pour remplacer Sepp Blatter à la tête de l'institution ?
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Loïc Farge
Loïc Farge

Les noms des candidats à la présidence de la FIFA doivent être arrêtés définitivement un mois avant le congrès de l'institution, programmé le 26 février à Zurich. Il n'y aura pas de candidat surprise, puisqu'il fallait d'abord être validé par une commission électorale. Sauf report surprise de l'élection, le premier président de l'après-Blatter sera l'un des cinq candidats déjà déclarés. 

Il y a deux "favoris" mais qui ne s'imposent pas. D'abord le Gianni Infantino, ex-bras droit de Platini. Cela dépend combien de soutiens de Platini il arrive à récupérer. Ensuite il y a le Cheikh Salman, membre de la famille royale du Bahreïn et vice-président de la FIFA. Les ONG l'accusent d'avoir fait torturer des sportifs lors du mouvement démocratique de 2011 dans le royaume. C'est très gênant.

Un combat très ouvert

Viennent ensuite trois hommes qui, aujourd'hui - mais ça peut changer -, n'ont pas les soutiens pour gagner. Il y a un Sud-africain, Tokyo Sexwale. Militant anti apartheid avec Mandela, il a fait de la prison. On dit d'ailleurs de lui qu'il a l'avantage d'avoir fait de la prison avant de rentrer à la FIFA. Il y a aussi le prince Ali, le demi-frère du roi de Jordanie. C'est l'homme qui a osé se présenter contre Blatter, en mai dernier. On trouve enfin un Français, Jérôme Champagne. Ce proche du roi déchu Sepp Blatter "ne sera pas soutenu par la France", nous dit-on au ministère des Sports. On le voit : aucun candidat ne fait l'unanimité pour incarner un visage nouveau pour réformer la FIFA. Le combat est donc très ouvert.
Il y aura pourtant des changements pour l'instance suprême du football. Lors du congrès du 26 février, les membres de la fédération doivent aussi approuver des réformes pour limiter le pouvoir de ce président, rendre les salaires transparents. Le successeur de Blatter ne sera plus le roi de la FIFA. Même l'un des pourfendeurs du système Blatter le dit aujourd'hui.

La justice américaine à l'affût

Les enquêtes d'Éric Champel, journaliste à France Football, ont contribué à l'explosion du FIFAgate. "On se rend compte qu'on va vers l'élection d'un président qui n'aura rien à voir avec Sepp Blatter, ni au niveau de sa dimension médiatique, ni probablement au niveau de ses pouvoirs. Je pense que ce sera un super secrétaire général", dit-il. "Le système Blatter c'était de laisser tous les membres du comité exécutif mettre les doigts dans la confiture et de ne rien dire, saut : 'J'ai vu ce que tu avais fait, et tu vas continuer à voter pour moi'. Tout cela ne pourra plus exister", assure-t-il. Est-ce que le nettoyage est terminé ? Non. "Tout va sortir", nous dit un haut responsable du sport français qui s'attend à ce que le mois de campagne avant l'élection soit sanglant.

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Il y a un acteur essentiel de cette élection qu'il faut évoquer pour finir le tableau : la justice américaine. Seize nouveaux responsables de la FIFA ont encore été inculpés le mois dernier. La ministre de la justice d'Obama menace "tous ceux qui espèrent encore vivre comme sous l’ancien régime de la FIFA". Autrement dit, l'Amérique va surveiller de près la mise en place du nouveau régime.

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