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Euro 2016 : à J-100, la sécurité est bien le principal enjeu de l'organisation

ÉCLAIRAGE - Si les attentats en France en 2015 n'ont pas changé le cahier des charges de l'organisation de l'Euro 2016, la sécurité est devenue de loin l'enjeu prioritaire de la grande manifestation.

Un dispositif policier au Parc des Princes (illustration)
Un dispositif policier au Parc des Princes (illustration) Crédit : AFP
Julien Quelen
Julien Quelen
Journaliste RTL

Au mois de janvier 2015, les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher n'avaient pas directement pointé du doigt la capacité de la France à accueillir un événement tel que l'Euro 2016. Ceux du mois de novembre dernier, plus rapprochés dans le temps et symboliquement (3 kamikazes se sont fait exploser aux abords du Stade de France), ont tout de suite fait le lien entre la menace terroriste à laquelle fait face le pays et les 7 à 8 millions de supporters attendus du 10 juin au 10 juillet prochain. 

Depuis plusieurs années, le volet sécuritaire de l'événement est au coeur de la réflexion de l'organisation et des pouvoirs publics. "La sécurité de l’Euro est une coproduction entre l’État et l’organisateur", a ainsi rappelé Jacques Lambert, le président de l'Euro 2016 SAS, en conférence de presse. Néanmoins, "le moment venu, le gouvernement communiquera de son côté", a-t-il également prévenu avant de faire la lumière sur les dispositions prises par l'organisateur. 

Une augmentation de 15% du budget

Selon les principes établis au moment de la présentation de la candidature française, la sécurité est assurée en deux points ; par l'organisation (sécurité dans le stade, dans les camps de base et dans tous les sites liés à l'événement) via des entreprises de sécurité privées puis par le ministère de l'Intérieur pour le maintien de l'ordre public sur l'ensemble du territoire. En ce qui concerne l'organisateur, les tragiques événements de 2015 n'ont pas fondamentalement remis en cause les précautions prises pour répondre au danger de l'exposition, mais ont tout de même induit le remodelage du système. 

La menace terroriste a toujours été au centre des préoccupations

Jacques Lambert
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"Les événements du mois de janvier et de novembre 2015 nous ont fait revoir et vérifier nos dispositifs afin de tester s'ils étaient ou non adaptés", a admis Jacques Lambert lors de la conférence de presse organisée à 100 jours du début de la compétition. Face aux inquiétudes, le président de l'organisation s'est voulu rassurant, tout en précisant que des sommes supplémentaires avaient été alloués pour assurer la protection de tous. "La menace terroriste a toujours été au centre des préoccupations. Pour la sécurité privée, le durcissement des dispositifs a augmenté de 15% le budget", a-t-il révélé. 

Quelles seront les dispositions prises aux abord des stades ?

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En dehors des dispositifs policiers que mettra en place l'État, ce sont 10.000 personnes qui seront en tout mobilisées pendant la durée de l'événement afin d'assurer la sécurité des stades et des alentours. Si le nombre est variable, 900 agents sont également prévus en moyenne par match (plus ou moins selon l'importance du match et de la prise en compte de critères d'évaluation des risques potentiels), "ce qui revient à une augmentation de 30% par rapport aux normes habituelles", précise ainsi Jacques Lambert. 

Les jours de match, les 10 stades hôtes seront par ailleurs entourés d'un double périmètre de sécurité afin que seuls les personnes munies de billets puissent accéder à la zone avant d'être fouillées puis de pénétrer dans les enceintes. Dès le mois de mai, l'organisation prendra les précautions afin de contrôler les quartiers concernés. Alors qu'ils passeront sous le contrôle de l'organisation de l'Euro 2016 dès la fin du championnat de France de Ligue 1, les stades ne seront plus accessibles qu'avec une accréditation. 

Une cellule dédiée à "la réévaluation du risque"

Pendant la compétition, les potentiels terroristes ne seront pas la seule menace prise en compte par les services de sécurité qui feront en sorte d'annihiler les mouvements dangereux de supporters et d'éventuels Hooligans. "Il y aura une réévaluation permanente du niveau de risque avec une cellule dédiée. Nous avons procédé à une identification des matches sensibles, il n’y en a pas plus de 5 sur la première phase", précise Jacques Lambert qui se veut rassurant. 


"Quand on me demande si ça m’empêche de dormir, je dis non. Je ne le fais pas par provocation mais pas responsabilité. Le risque est une donnée avec laquelle nous devons composer, avec sang froid", explique-t-il avec fermeté. Concernant les équipes nationales et leurs staffs, le sécurité ne devrait pas non plus les empêcher de bien se préparer pour leurs rencontre, puisque les camps de bases renforcés seront gardés par les hommes du RAID et du GIGN.

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