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L'attaquant monégasque Folarin Balogun au duel avec le défenseur du PSG Marquinhos lors du barrage aller de Ligue des champions, le 17 février 2026 au stade Louis-II.
Crédit : Valery HACHE / AFP
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Ce n'était pas gagné mais ils l'ont fait. Le PSG, tenant de la Ligue des champions, s'est qualifié, dans la douleur, pour les huitièmes de finale malgré son match nul 2-2 face à Monaco, réduit à dix, en barrage retour ce mercredi 25 février au Parc des Princes.
Les Parisiens ont d'abord concédé un but de Maghnes Akliouche (45e), mais l'ASM s'est retrouvée à dix après l'exclusion de Mamadou Coulibaly (58e) et dans la foulée le capitaine parisien Marquinhos a égalisé (60e) avant que Khvicha Kvaratskhelia ne double la mise (66e). Le but du Monégasque Jordan Teze dans le temps additionnel (90+1) a donné quelques frayeurs à l'équipe de Luis Enrique qui rencontrera le FC Barcelone ou Chelsea en huitièmes au mois de mars.
Le PSG a encore eu du mal contre Monaco (2-2 après sa victoire 3-2 à l’aller) mais a assuré la qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, mercredi au Parc des Princes. Le tirage au sort de vendredi dira si au prochain tour Paris défiera une nouvelle fois le FC Barcelone ou s’il retrouvera Chelsea, qui l’avait défait en finale du Mondial des clubs en juillet.
Contre Monaco, le PSG pensait peut-être avoir fait le plus dur au match aller, quand il avait renversé son adversaire après avoir été mené 2-0. Mais, alourdi par le contexte du renvoi en procès d’Achraf Hakimi pour viol, annoncé mardi, le match retour fut tout aussi compliqué et ce, dès les premières minutes. Le coach belge Sébastien Pocognoli avait blagué sur "la pression" que ses joueurs devaient "boire", et prévenu que Monaco croyait pouvoir faire un beau match mercredi, et il n’avait pas tort.
D’emblée, le PSG a vu Monaco presser tout aussi fort que lui voire davantage, et ce sont les visiteurs qui se sont procuré les occasions les premiers. Mamadou Coulibaly était tout proche d’ouvrir le score avec sa reprise au-dessus de la barre, sur un service parfait de Maghnes Akliouche, incandescent (9e). Et c’est l’international français qui a fini par trouver la faille, servi en retour par Coulibaly (45e).
Quelques instants plus tôt, Denis Zakaria en capitaine avait héroïquement remonté le ballon depuis la défense jusqu’à la surface parisienne. Et les Parisiens l’avaient laissé passer un à un, comme un symbole de leur coup de moins bien depuis quelques semaines. Le scénario était un peu cruel pour Paris qui venait de toucher la barre par Bradley Barcola après un une-deux avec Joao Neves (40e).
Le même Joao Neves a failli refaire le coup de la tête depuis le second poteau sur un coup franc tiré par Vitinha, au retour des vestiaires, mais Philip Köhn était attentif (50e). Piqué au vif face à la perspective qu’un champion en titre sorte dès les barrages, qui plus est à cause d’une vieille connaissance hexagonale, le PSG est entré en mode survie. Il a accéléré les courses en attaque et en défense, appliquant un pressing plus acéré, probablement après des remontrances de l’entraîneur Luis Enrique à la mi-temps.
Et cela s’est traduit par deux cartons jaunes en quelques minutes pour Coulibaly, qui a laissé ses partenaires se dépêtrer d’une situation devenue compliquée. Sur le coup franc qui a suivi sa sortie, Marquinhos a surgi aux six mètres pour égaliser (60e). Le match venait de tourner. Six minutes plus tard, c’était au tour de Khvicha Kvaratskhelia de prendre de vitesse l’arrière-garde monégasque pour reprendre le ballon repoussé par Köhn après une frappe tendue d’Achraf Hakimi.
Le Marocain a-t-il été boosté par les ovations de la tribune Auteuil, en première période, à grand renfort de banderole "Achraf, total soutien", par rapport à sa mise en cause pour viol d’une femme de 24 ans en 2023. Sa deuxième mi-temps, avec notamment une belle frappe en bout de course (77e), était en tout cas bien plus aboutie que sa première, hésitante et maladroite.
Philip Köhn s’est ensuite employé à stopper un tir de Désiré Doué qui tentait de le prendre à contre-pied (78e). Sauf que… le PSG a pris un deuxième but dans les arrêts de jeu, à 11 contre 10, avec à la conclusion Jordan Teze, en défenseur volant (90+1). Et la fébrilité a gagné les rangs parisiens qui ont ensuite concédé un coup franc à faire trembler le Parc des Princes. Même l’arbitre en est tombé à la renverse. Un coup franc qui est passé devant toute la défense parisienne, apathique. Heureusement pour le PSG, Wout Faes n’a pu qu’effleurer le ballon du crâne. Paris s’est fait peur jusqu’au bout.
Luis Enrique avait dit avant la fin de la phase de Ligue des champions que les barrages pouvaient faire du bien à son équipe, en besoin de rodage. Mais il se serait peut-être passé du scénario éreintant de ces deux matches.
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