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Les joueurs iraniens Mehdi Taremi et Mohammad Mohebbi lors du match face à la Nouvelle-Zélande le 15 juin 2026 à Los Angeles.
Crédit : Richard HEATHCOTE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Des conditions de participation "inéquitables" c'est ce que déplore l’Iran. La Fédération iranienne de football va porter plainte auprès de la FIFA en raison des "restrictions" imposées à son équipe nationale pendant la Coupe du monde, a-t-elle annoncé ce jeudi 18 juin. Selon un responsable de la sélection, ces mesures empêchent l’Iran de préparer sereinement son deuxième match du tournoi contre la Belgique, prévu le dimanche 21 juin à Los Angeles.
Déjà confrontée au refus des autorités américaines de délivrer des visas à certains membres de son encadrement, la Team Melli se plaint désormais de ne pas être autorisée à rejoindre Los Angeles deux jours avant la rencontre, soit ce vendredi 19 juin, comme elle l’avait demandé. Les autorités n'autorisent l’équipe à entrer sur le territoire américain "qu'un jour" avant le coup d’envoi.
Dans un communiqué, le responsable iranien estime que ces "restrictions sont contraires au principe d’égalité des conditions pour toutes les équipes participantes" et qu’elles risquent de nuire à la préparation sportive de la sélection. La fédération a donc annoncé qu’elle allait officiellement saisir la FIFA.
La fédération exprimera officiellement son mécontentement et déposera une plainte officielle auprès de la Fifa par les voies appropriées.
La Fédération iranienne de football
Contactée par l'AFP, la Fifa n’a pas immédiatement réagi.
Après des mois d’incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient, l'Iran participe finalement à la compétition mais a dû modifier ses plans à la dernière minute. La sélection a installé son camp de base à Tijuana, au Mexique, plutôt qu’en Arizona, et a vu une quinzaine de membres de sa délégation privés de visa pour entrer aux États-Unis.
Le staff technique avait pourtant élaboré un programme prévoyant une arrivée dans chaque ville hôte deux jours avant les matchs, suivie d’un retour au camp de base dès le lendemain des rencontres. Selon les responsables iraniens, cette organisation devait permettre une préparation physique et tactique optimale.
Les tensions étaient déjà apparues avant le premier match de l’Iran contre la Nouvelle-Zélande dans la nuit du lundi 15 juin au mardi 16 juin. La sélection n’avait pu rejoindre Los Angeles que la veille de la rencontre et avait été contrainte de quitter les États-Unis immédiatement après le match nul (2-2).
À l’issue de cette rencontre, le sélectionneur Amir Ghalenoei avait affirmé que son équipe était "la plus maltraitée de toute la Coupe du monde". De son côté, l’attaquant Mehdi Taremi avait assuré que les joueurs n’avaient appris que le jour même qu’ils devraient quitter le territoire américain.
Une version contestée par Andrew Giuliani, directeur du groupe de travail de la Maison-Blanche chargé de l’organisation du Mondial. Celui-ci a affirmé que cette procédure avait été communiquée à l’équipe iranienne dès le départ et qu’elle resterait identique pour les rencontres disputées à Los Angeles et à Seattle.
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