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Coupe du monde 2026 : après les polémiques d'Hakimi et Vinicius, la Fifa cède et autorise enfin l'usage de l’espagnol en conférence de presse

Face aux critiques suscitées par plusieurs incidents impliquant Achraf Hakimi, Vinicius Junior ou encore Frenkie de Jong, la Fifa a assoupli son protocole linguistique pendant la Coupe du monde. L’espagnol, jusqu’ici absent des traductions officielles, est désormais autorisé lors de toutes les conférences de presse.

Achraf Hakimi en conférence de presse le 12 juin 2026.

Crédit : Darrian Traynor / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Yasmine Boutaba

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La Fifa a finalement décidé de revoir sa copie. L’espagnol est désormais intégré comme quatrième langue disponible lors des conférences de presse pour toute la durée de la Coupe du monde. Jusqu’ici son usage était, en quelque sorte, interdit. L’instance ne garantissait jusqu’alors la traduction qu’en anglais, langue de référence pour la presse internationale, ainsi que dans les langues des deux sélections concernées.

Et le changement est déjà visible. Lors des rencontres entre l’Allemagne et Curaçao le dimanche 14 juin, les Pays-Bas et le Japon dimanche, la Suède et la Tunisie lundi 15 juin ou encore la Côte d’Ivoire et l’Équateur lundi, l’espagnol figurait parmi les traductions proposées sur l’application officielle de la Fifa. Un interprète hispanophone était également présent à chaque conférence de presse, une nouveauté par rapport aux premiers jours du tournoi.

Si l’instance n’a pas communiqué officiellement sur cette évolution, les responsables des conférences ont été informés que les journalistes et les joueurs pouvaient désormais poser des questions et répondre en espagnol.

Un règlement linguistique qui a provoqué plusieurs incidents

Depuis le début de la Coupe du monde, plusieurs conférences de presse ont été perturbées par les règles imposées par la Fifa concernant les langues autorisées. 

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Cette politique a provoqué plusieurs situations embarrassantes. Avant le match entre le Brésil et le Maroc, un journaliste mexicain de TV Azteca Deportes s’était vu interdire de poser une question en espagnol au défenseur marocain Achraf Hakimi. Né et élevé à Madrid, le membre des Lions de l'Atlas avait pourtant indiqué comprendre parfaitement la question et souhaitait répondre dans cette langue, mais il avait finalement dû s’exprimer en anglais.

La polémique avait rapidement pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux, certains internautes dénonçant une forme d’exclusion de l’espagnol alors même que le Mexique figure parmi les pays organisateurs du Mondial.

Hakimi, Vinicius et De Jong confrontés aux limites du protocole

Achraf Hakimi n’a pas été le seul à se retrouver au cœur de cette controverse. Vinicius Junior a lui aussi été confronté à la question linguistique lorsqu’un journaliste vénézuélien lui a demandé une réponse en espagnol. L’attaquant brésilien avait alors répliqué : "Je suis avec le Brésil, je vais parler en portugais".

Quelques jours plus tôt, le joueur du Real Madrid avait même encouragé un journaliste espagnol à lui poser sa question en castillan avant que celui-ci ne se conforme aux exigences de la Fifa et ne l’interroge en anglais. Vinicius avait alors dû utiliser une oreillette pour suivre la traduction.

Le Néerlandais Frenkie de Jong a également été concerné. Avant la rencontre entre les Pays-Bas et le Japon à Dallas, le milieu de terrain du Barça avait été contraint de répondre en anglais malgré sa maîtrise de l’espagnol.

Cette adaptation apparaît comme un choix pragmatique pour une compétition organisée notamment au Mexique, où l’espagnol est la langue officielle. Aux États-Unis, autre pays hôte, l’espagnol est également la deuxième langue la plus parlée avec près de 57 millions de locuteurs.

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