3 min de lecture

Il a assisté à 13 finales de Coupe du monde : un agriculteur de 72 ans passionné de foot cherche "deux places pour la finale" et lance un appel sur RTL

Depuis 50 ans, Philippe Galzin a parcouru le monde afin d'assister aux finales des Coupes du monde. De l'Allemagne au Mexique, en passant par l'Argentine, l'Espagne, l'Afrique du Sud et le Qatar, cet agriculteur de 72 ans pourrait ne pas être en capacité de voir la finale de cette édition aux États-Unis.

Philippe Galzin agriculteur de 72 ans en Lozère, présent aux finales des treize dernières Coupes du monde de football

Crédit : Philippe Galzin

Il a assisté à 13 finales de Coupe du monde : un agriculteur de 72 ans passionné de foot cherche "deux places pour la finale" et lance un appel sur RTL

00:10:11

Il a assisté à 13 finales de Coupe du monde : un agriculteur de 72 ans passionné de foot cherche "deux places pour la finale" et lance un appel sur RTL

00:10:12

Marc-Olivier Fogiel

Je m'abonne à la newsletter « Sport »

72 ans et une passion qui dure depuis presque autant de temps. Invité de RTL ce mardi 16 juin, Philippe Galzin, agriculteur de 72 ans en Lozère, a assisté à 13 finales de Coupe du monde. "La première, c'était en 1974 en Allemagne", se souvient-il. 

"Puis après, je suis parti 7 mois avec un ami en Argentine pour voir celle de 1978. Puis après, je suis allé en 1982 en Espagne, 1986 au Mexique, 1994 aux États-Unis, 1998 en France, 2002 en Corée et au Japon, 2006, en Allemagne en 2010, en Afrique du Sud, 2014 au Brésil, 2018, en Russie et 2022 au Qatar", énumère-t-il.

Cette édition de la Coupe du monde pourrait marquer une exception pour Philippe Galzin : alors que le Mondial a débuté aux États-Unis le 11 juin, ce supporter de la première heure n'a toujours pas de places pour la finale. "Je suis sûr d'aller aux États-Unis puisque j'ai deux places pour les deux demi-finales, mais je cherche deux places pour la finale", confirme-t-il.

"Ce coup-ci, ça coûte vraiment très cher"

Cette passion incroyable pour le football s'est construite peu à peu pour cet agriculteur de 72 ans. Sa famille estimait même que le football était "un sport de cons et de beaufs". "J'ai commencé à jouer au foot très, très jeune, se souvient Philippe Galzin, avec mon cousin, Jean-Jacques Bourdin". "Il a commencé à m'amener, quand j'étais ado, voir Nîmes Olympique. Et puis après, c'est parti", a-t-il ajouté.

À écouter aussi

Le rêve de Philippe dure depuis 50 ans mais a un coût. "Je suis agriculteur. Je ne dépense pas grand-chose toute l'année. Je mets un peu d'argent de côté tout le temps pour pouvoir partir. Mais ce coup-ci, ça coûte vraiment très cher", explique-t-il au micro de RTL. Et d'ajouter : "J'essaie de travailler pour gagner ma vie et j'ai de la chance d'avoir eu ma femme et mes enfants qui ont accepté de consacrer une grosse partie du budget vacances pour ma passion".

Il n'y a pas que les matchs qui font vibrer Philippe Galzin, mais aussi l'idée de partir avec un sac à dos et de se débrouiller pour trouver des places. "Aujourd'hui, on ne peut plus faire ça", regrette-t-il. "Toutes les places sont contrôlées par la FIFA. Vous ne pouvez les avoir que sur votre téléphone, donc on ne peut pas acheter un billet devant le stade", dénonce-t-il. 

"Je regrette le bon vieux temps parce que je suis parti voir 13 Coupes du monde et seulement quatre fois, j'avais des places de finale avant de partir. Donc, je les ai trouvées en cours de compétition", poursuit-il. 

La Coupe du monde en Argentine, un souvenir impérissable

Quelle est sa plus belle Coupe du monde ? Ce fan absolu évoque celle qui s'est déroulée en Argentine, 1978. "L'Argentine, c'est la passion du football. Il y a deux pays où ils ont vraiment la passion du football, c'est l'Angleterre, mais surtout l'Argentine", indique-t-il. 

À cette période, l'Argentine était sous une dictature. Dix ans après, Philippe Galzin a reçu chez lui un Argentin. "Je lui ai dit, tout fièrement : 'J'étais à River Plate, j'étais au Monumental de River, pour la finale de la Coupe du monde. Il me dit : 'Moi, j'étais à l'école militaire, qui est à un kilomètre du stade, emprisonné'. Les gardiens lui ont dit : 'Si demain l'Argentine perd, on vous exécutera", se souvient-il.

"Ils (les prisonniers, ndlr) avaient l'oreille tendue aux fenêtres. À la dernière minute du match, il y a Robert Rensenbrink qui tire sur le poteau, le ballon sort en 6 mètres. Et là, pendant un quart de seconde, il n'y a plus aucun bruit dans le stade. Ils se sont dit : 'On est morts'", décrit-il.

La déception en 2006

Et le pire souvenir ? "Le pire souvenir, c'est la finale en 2006", répond Philippe Galzin. "Quand Zidane se fait expulser, on ne sait pas pourquoi. Dans le stade, on ne voit pas ce qui s'est passé. On s'est dit qu'il a mal parlé à l'arbitre. Normalement, on aurait dû la gagner 100 fois cette Coupe du monde. On était bien supérieurs aux Italiens. Là, j'avais les regrets", confie-t-il. 

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée