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Le trophée du Ballon d'or au théâtre du Châtelet, en 2022.
Crédit : FRANCK FIFE / AFP
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Il y aura un suspense fou jusqu'au 26 octobre prochain, date de la remise du Ballon d'or 2026. Au lendemain de la victoire de l'Espagne à la Coupe du monde, dimanche 19 juillet au MetLife Stadium de New York, au terme d'une finale manquée par l'Argentine (1-0 a.p.), aucune hiérarchie claire ne se dégage dans la course à la récompense individuelle la plus prestigieuse du football.
Mais alors qui pourrait succéder à Ousmane Dembélé lors de la cérémonie organisée exceptionnellement à Londres, plutôt que dans le traditionnel théâtre parisien du Châtelet ? Les prétendants sont nombreux, puisque les deux équipes consacrées cette saison, au Mondial et en Ligue des champions avec le Paris Saint-Germain, ont avant tout mis en avant la force de leurs collectifs.
On fait le point, sachant que, chez les hommes, le lauréat sera élu par un jury de journalistes internationaux issus des 100 premiers pays au classement Fifa.
Rodri (Manchester City / Espagne)
Déjà sacré en 2024 devant Vinicius grâce à une campagne splendide à l'Euro, le milieu de terrain de la Roja pourrait bien s'offrir un doublé après sa Coupe du monde pleinement réussie. En capitaine, il a été celui qui a dicté le tempo de son équipe, capable d'anesthésier toutes les rencontres jusqu'à soulever le trophée. Au passage, il a été élu meilleur joueur du tournoi, ce qui avait souri à Luka Modric et Lionel Messi dans la quête du graal, lors des deux dernières éditions. Sa saison avec Manchester City a été tronquée par les blessures, mais il s'en sort tout de même avec deux Coupes nationales.
Lionel Messi (Inter Miami / Argentine)
S'il avait marqué la finale du Mondial de son empreinte, il ne ferait aucun doute que l'Argentin se dirigerait vers un 9e Ballon d'or, au bout d'une compétition impressionnante (huit buts, quatre passes décisives), qui l'a vu porter les siens tout un été à 39 ans. Mais le refus de jeu de l'Argentine dans le New Jersey a eu de quoi calmer les ardeurs. Avec son aura de plus grand joueur de tous les temps, la Pulga pourrait tout de même rafler de précieux votes. Champion en MLS, lui ne risque pas de subir une dispersion des voix liée aux conquêtes de son club, et de sa sélection, comme ses concurrents.
Harry Kane (Bayern Munich / Angleterre)À ce titre, le buteur du Bayern et de l'Angleterre pourrait être victime des belles performances de Michael Olise, Declan Rice ou encore Jude Bellingham. Mais "HurryKane" a tout de même été l'élément central du triplé des Munichois (Bundesliga, Coupe d'Allemagne, Supercoupe d'Allemagne) et du meilleur parcours des Three Lions en Coupe du monde depuis soixante ans. Au-delà de son phénoménal total de 73 buts sur l'année écoulée, il aura aussi été déterminant dans le jeu avec ses retours défensifs et à la construction. Seul bémol ? Il s'arrête en demi-finales de la C1, comme du Mondial.
Ousmane Dembélé (PSG / France)Et s'il se succédait à lui-même ? Il n'a joué qu'une demi-saison avec le PSG mais aura tout de même contribué au back-to-back en Ligue des champions, avec huit buts dont sept en phase finale avec notamment son égalisation sur pénalty contre Arsenal en finale. Pas forcément dans la lumière avec les Bleus et contraint de se fader une position sur le côté droit pour mettre Kylian Mbappé et Olise dans les meilleures dispositions, il boucle toutefois sa Coupe du monde avec six réalisations et deux passes décisives. Pas si mal pour lui qui n'avait jamais été convaincant en sélection.
Kylian Mbappé (Real Madrid / France)
Soyons clairs, s'il remporte ce prix, ce serait assez peu mérité au vu de ses accomplissement collectifs puisqu'il a réalisé une saison blanche. Mais 'Kyks" peut tout de même se targuer d'avoir planté dix fois à la Coupe du monde, ce que seuls trois autres joueurs ont fait dans l'histoire (11 pour Sandor Kocsis en 1954, 13 pour Just Fontaine en 1958 et 10 pour Gerd Müller en 1970). Soulier d'or en Amérique, il a trouvé le chemin des filets à 58 reprises si on ajoute son année en sélection et au Real. Mais une fois qu'on a dit ça...
Michael Olise (Bayern Munich / France)
Son bilan statistique est complètement dingue : 27 buts et un record absolu de 34 passes décisives sur une saison, en 66 matchs. "Monsieur nonchalant" a été le joueur le plus spectaculaire de ses derniers mois et son personnage aide à le rendre populaire. Seul hic ? Il s'est éteint après les seizièmes de finale de la Coupe du monde qui l'avait d'abord vu briller comme numéro 10. Contre l'Espagne, il est techniquement en perdition, puis n'a pas su cacher son agacement en petite finale, malgré deux nouvelles passes décisives à Mbappé.
Lamine Yamal (Barcelone / Espagne)
Son cas est assez particulier, mais il a sûrement un peu plus de légitimité. Une Liga, une Supercoupe d'Espagne et une Coupe du monde au palmarès, le gamin de 19 ans pourrait devenir le plus jeune Ballon d'or de l'histoire si le jury veut élire le plus grand talent de la planète. Son statut de seule vraie star de l'Espagne plaide en sa faveur, mais on peut toutefois lui reprocher de ne pas avoir tant pesé que cela dans la conquête de la deuxième étoile ibère : un but en poules et beaucoup de ratés, le crack n'a jamais retrouvé la forme qui l'a portée cette saison en Catalogne, à cause d'une blessure en avril.
Fabian Ruiz (PSG / Espagne)
Il est le seul à avoir remporté les deux titres les plus convoités, ce qui est évidemment un argument de poids, mais qui ne garantit rien, comme Raphaël Varane l'a illustré en 2018. En club comme avec la sélection, le milieu espagnol ne partait pas avec le statut de titulaire au début des compétitions. Pourtant, ses coachs ont fini par lui accorder leur confiance en dépit de ses pépins, Luis Enrique le titularisant en finale de C1 à la place de Warren Zaïre-Emery quand Luis de la Fuente l'a préféré à Pedri à partir des quarts de la Coupe du monde. Suffisant pour en faire un vrai prétendant ? Rien n’est moins sûr, tant l’empreinte laissée par Rodri devrait peser dans le vote.
Khvicha Kvaratskhelia (PSG / Géorgie)
Meilleur joueur de la Ligue des champions et auteur de sept buts en phase finale, "Kvara" serait le favori lors d'une année sans tournoi international majeur. Hélas, le Géorgien a échoué à qualifier son pays dans une Coupe du monde où 16 nations européennes participaient, alors que le jury a souvent tendance à mettre de gros coefficients sur celle-ci.
Jude Bellingham (Real Madrid / Espagne)
À l'inverse, l'Anglais était blessé lors des victoires du Real Madrid contre Manchester City en huitièmes de C1 et a été en dedans toute la saison, jusqu'à ce que le coup d'envoi du Mondial ne soit donné. Derrière ? Sept pions, un statut de sauveur contre le Mexique et la Norvège, le top scorer des Trois Lions a marqué de gros points.
Erling Haaland (Manchester City / Angleterre)
Il a qualifié la Norvège pour sa première Coupe du monde en 28 ans, et ne s'est pas contenté d'y faire de la figuration en atteignant les quarts. Sept pions dont un doublé pour sortir le Brésil, le serial buteur a signé l'une des performances les plus impressionnantes dans le tournoi au vu de l'inexpérience de sa nation. Il est également le meilleur réalisateur de Premier League. Et s'il créait la surprise ?
Declan Rice (Arsenal / Angleterre)
Il a été le métronome et la figure de proue de Gunners enfin champions d'Angleterre et à une séance de tirs au but de remporter leur première Ligue des champions. Titulaire indiscutable de Thomas Tuchel avec sa sélection, le milieu a réalisé une superbe saison.
Parmi les autres candidats, le gardien d'Arsenal David Raya a été excellent mais sa condition de simple remplaçant avec la Roja le plombe, quand le jeune défenseur espagnol Pau Cubarsi, élu révélation de la Coupe du monde, n'est pas celui qui brûle le plus la rétine. Un reproche que l'on ne peut pas faire au milieu offensif Dani Olmo, lequel n'est cependant pas assez installé dans le gotha mondial pour prétendre à la récompense. Même chose pour le Colombien de Munich, Luis Diaz, barré par Kane et Olise, et son coéquipier Dayot Upamecano. Côté PSG, Achraf Hakimi et Vitinha le méritaient plus l'an passé, tandis que Vinicius Jr n'a pu empêché les éliminations précoces du Brésil au Mondial, et du Real Madrid en Coupe d'Europe.
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