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Fin de partie pour l'affaire Zahia, Ribéry et Benzema croisent les doigts

Après quatre ans de procédure, le tribunal correctionnel de Paris doit rendre son jugement et dire s'il relaxe le milieu offensif du Bayern Munich et l'attaquant du Real Madrid, comme l'a requis le procureur la semaine dernière, ou s'il les condamne.

Zahia, ancienne escort-gril devenue créatrice de mode, lors de l'inauguration de sa boutique à Paris, le 3 juillet 2013.
Zahia, ancienne escort-gril devenue créatrice de mode, lors de l'inauguration de sa boutique à Paris, le 3 juillet 2013.
La rédaction numérique de RTL & AFP

Les footballeurs français Franck Ribéry et Karim Benzema attendent ce jeudi 30 janvier de savoir s'ils peuvent tourner la page de l'affaire Zahia, dans laquelle ils sont poursuivis pour avoir eu recours aux services de la jeune escort-girl quand elle était mineure.

Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre à 13h30 son jugement et dire s'il relaxe le milieu offensif du Bayern Munich et l'attaquant du Real Madrid, comme l'a requis le procureur la semaine dernière, ou s'il les condamne. "Prudence, sérénité et attente", résume l'avocat de Ribéry, maître Carlo Alberto Brusa, qui dans sa plaidoirie avait clamé son espoir que ce jugement vienne marquer la fin d'un "cauchemar" pour son client, d'un "calvaire" ".

Quatre ans d'instruction, c'est "extrêmement venimeux, perturbant", souligne quant à lui maître Sylvain Cormier, avocat de Karim Benzema, "impatient d'en finir".

Dans cette affaire qui avait éclaté peu avant la coupe du Monde 2010, il est reproché à Ribéry d'avoir eu des relations sexuelles avec Zahia en 2009, Karim Benzema en 2008.

Procès en l'absence des principaux intéressés

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Si Franck Ribéry, 30 ans, a reconnu avoir eu une relation sexuelle en 2009 à Munich avec elle, il a nié pendant l'enquête l'avoir rétribuée 700 euros, et même affirmé qu'il ignorait qu'il s'agissait d'une prostituée. Karim Benzema, 26 ans, a quant à lui contesté la relation que Zahia affirme avoir eue avec lui en 2008 à Paris.

Pour le procureur Jean-Julien Xavier-Rolai, "la réalité même" de cette relation est "à tout le moins douteuse". Et si le comportement de Ribéry est éloigné de celui d'un gentleman, il ne "pourra être condamné", étant donné qu'aucun élément ne permet d'établir qu'il avait connaissance de la minorité de Zahia, qui a menti sur son âge.

, qui s'est désistée de sa constitution de partie civile. Depuis cette affaire qui lui a fait accéder soudainement à la notoriété, elle s'est lancée dans la création de lingerie haut de gamme.

Mais au-delà des faits reprochés aux deux footballeurs et au beau-frère de Ribéry, cinq autres personnes sont jugées pour proxénétisme aggravé dans ce dossier. Le procureur a requis contre eux des peines allant d'un an de prison avec sursis à trois ans, dont la moitié avec sursis. Leurs avocats ont plaidé la relaxe.

Le président Denis Couhé s'est évertué à leur expliquer que dans le code pénal, le proxénète n'est pas seulement la figure classique de celui qui force autrui à se livrer à la prostitution en ponctionnant l'argent ainsi obtenu, mais aussi celui qui par "aide ou assistance" favorise la prostitution.

Frontière menue entre "star-fuckeuses" et proxénétisme

, le Zaman café, qui a depuis fait l'objet d'une fermeture administrative, après un renseignement anonyme visant Abousofiane Moustaïd, ancien candidat de l'émission de télécrochet "La nouvelle star", accusé d'avoir joué le rôle d'entremetteur rétribué.

Lors de ces quatre jours d'audience, le tribunal s'est retrouvé confronté à un certain univers de la nuit. Un univers où se croisent filles de grande ou de petite vertu, des "star-fuckeuses", courtisanes qui écument les soirées pour ensuite se vanter auprès de leurs copines d'avoir "couché avec Brad Pitt ou Tartempion", "comme un CV", comme l'avait décrit "Abou", ou encore les "michetonneuses", filles qui livrent leur charmes pour de l'argent ou des cadeaux.

Tous les prévenus du dossier qui l'ont côtoyée ont assuré qu'ils ignoraient que Zahia était mineure.
Un argument invoqué par l'un des prévenus a ainsi laissé le tribunal coi. Kamel Ramdani, ami de Ribéry qui a organisé l'escapade munichoise de l'escort-girl, et qui avait lui-même passé la nuit avec Zahia la veille du départ avait lancé au tribunal : "franchement au lit, elle n'avait pas 17 ans".

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